Une stratégie RSE centrée sur quatre axes

La Banque de France a été l’une des premières institutions publiques françaises à se doter RSEd’une démarche RSE pour ses activités opérationnelles, pendant indissociable de ses missions de banquier central et de superviseur. Depuis 2026, la Banque de France concentre sa politique RSE sur quatre axes 

  1. agir pour notre environnement ;
  2. agir pour nos collaborateurs ;
  3. agir comme mécène ;
  4. agir par nos investissements et nos achats.

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Agir pour notre environnement

Dans le prolongement de l’attention que nous portons depuis 2008 à notre empreinte environnementale, nous nous engageons à :

  • réduire nos impacts sur le climat ;
  • réduire nos impacts et nos risques liés à la dégradation de la nature.

Nous encourageons les démarches collaboratives, notamment autour de projets visant à réduire l’empreinte environnementale. Des défis internes et des développements de projets innovants menés en intrapreneuriat permettent de donner vie à ces projets (jardins laboratoires, numérique durable, valorisation du broyat des billets de banque, …).

Notre engagement pour réduire nos impacts sur le climat

La Banque de France s’engage dans de nouveaux progrès pour atténuer son impact sur le climat. En s’appuyant sur l’atteinte de son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) à fin 2025, elle structure désormais son plan de transition autour de trois périmètres qui couvrent de manière plus exhaustive et plus précise ses activités opérationnelles. Elle s’est fixé les cibles de réduction suivantes à l’horizon 2028 par rapport à 2019, année de référence pour sa trajectoire de décarbonation : 

  • Activités tertiaires  (hors achats) : -40 % d’émissions de GES (-34 % en 2025) ; 
  • Achats tertiaires : identifier ses fournisseurs significatifs engagés dans une démarche de décarbonation ; 
  • Activités industrielles (achats inclus) : réduire l’intensité carbone d’un billet de banque d’au moins -25 % par rapport à 2019 (-5 % en 2025).  

Ces cibles de décarbonation s’inspirent de la méthodologie de la Science Based Targets initiative (SBTi). La cible fixée pour les activités tertiaires est alignée avec l’objectif de l’Accord de Paris qui vise à limiter l’augmentation de la température mondiale à 1,5°C par rapport aux niveaux pré industriels. 

Notre engagement pour réduire nos impacts et nos risques liés à la dégradation de la nature

La Banque de France a analysé en 2023, via la base de données ENCORE, la dépendance de ses activités aux services écosystémiques. Il en ressort une dépendance directe à la ressource en eau, en particulier pour la papeterie. Après une évaluation en 2025 des enjeux liés à l’eau pour l’ensemble des actifs industriels et tertiaires, la Banque de France élabore actuellement une politique relative à un usage durable de la ressource en eau visant à :

  • garantir une gestion raisonnée de cette ressource ;
  • prévenir les risques sanitaires et de pollution de l’eau ;
  • renforcer la résilience des activités face aux risques climatiques liés à l’eau.

Agir pour nos collaborateurs

Dans la continuité de nos engagements, nous poursuivons nos actions afin de :

  • promouvoir la diversité dans nos équipes ;    
  • garantir l’équité de traitement.

Notre engagement en matière d’égalité et de diversité

L’indicateur sur l’égalité femmes-hommes à la Banque de France au titre de la politique précédente fixait un objectif de 40 % de femmes cadres exerçant des fonctions de directions sur la période 2024-2027. Le taux de 38,8 % enregistré fin 2025, encore compatible avec l’objectif, constituait toutefois une alerte, qui a conduit la Banque de France à viser un objectif situé à « au moins 40 % » chaque année.

Par ailleurs, nous nous engageons à maintenir une proportion supérieure au taux légal de 6 % de travailleurs en situation de handicap. La Banque de France avait atteint en 2025 un taux de 7,6 %, ce qui représente plus de 550 collaborateurs.

Nos actions en faveur de l’employabilité et d’un environnement de travail équilibré

Alors que les compétences nécessaires aux besoins des métiers évoluent, nous avons négocié avec les partenaires sociaux un accord sur la gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP), articulé avec un accord d’entreprise sur la formation et le développement des compétences, qui enrichit et complète le cadre législatif.

Concernant l’environnement de travail, nous avons signé des accords favorisant le télétravail, ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. 

Signataire de la Charte de la parentalité en entreprise

 

Agir comme mécène

    Nous fixons deux objectifs prioritaires dans le cadre de la politique RSE à 2028 :

- déployer notre stratégie de mécénat ;

- associer nos collaborateurs au mécénat.

Pour y contribuer, la Banque de France entend consacrer au moins 3 millions d’euros par an au mécénat et se mobiliser pour que 80% du budget mécénat soit consacré à des actions impliquant les collaborateurs.
La Banque de France conçoit le mécénat comme un levier d’impact, au service de causes d’intérêt général portées par des associations ou fondations d’intérêt général ou reconnues d’utilité publique. Elle soutient les projets œuvrant en faveur de :

  • l’inclusion économique et sociale des publics fragilisés en France ;
  • la transition écologique ;
  • la valorisation du patrimoine culturel en lien avec l’histoire de la Banque de France, ses figures clés et l’histoire économique et monétaire de la France.

La Banque de France mobilise plusieurs formes de mécénat complémentaires :

•    Le mécénat financier, déployé aux niveaux national et régional, pour soutenir des projets à fort impact sur les territoires ;
•    Le mécénat de compétences, permettant aux collaborateurs de s’engager sur leur temps de travail :
o    jusqu’à 5 jours par an pour des missions courtes ;
o    des missions d’expertise pro bono de 4 à 6 mois en cours de carrière ;
o    un mécénat de fin de carrière pouvant aller jusqu’à 2 ans ;
•    Le mécénat en nature et en industrie, à travers des dons de matériel et de mobilier, le prêt de locaux ou la prise en charge d’opérations spécifiques, par exemple dans le cadre de l’opération Pièces Jaunes. La Banque de France met son expertise fiduciaire au service de la collecte en assurant le tri, le comptage et le traitement de millions de pièces.

Mobiliser les collaborateurs

L’engagement des collaborateurs constitue un pilier essentiel de la politique mécénat. La Banque de France encourage ainsi leur implication active dans des actions solidaires, en cohérence avec ses priorités.

Au-delà du mécénat de compétences et de la participation des agents à la politique de mécénat financier, plusieurs initiatives rythment l’année :

o    la participation au World Clean Up Day ;
o    les campagnes de collecte au profit des Restos du Cœur ;
o    des événements fédérateurs tels que la course solidaire.

Ces initiatives offrent aux collaborateurs des opportunités concrètes de s’engager et de contribuer collectivement à des projets à impact.

Agir par nos investissements et par nos achats   

Nous visons l’exemplarité dans nos investissements et nos achats, en impliquant l’ensemble de nos métiers et collaborateurs. Nous nous engageons à :

  • mettre en œuvre notre schéma de promotion des achats socialement et écologiquement responsables (SPASER) et notre démarche d’analyse extra financière ;
  • mettre en œuvre notre politique d’investissement responsable.

Investisseur financier responsable

En matière d’investissements financiers, nous renforçons de notre démarche d’investisseur responsable (IR) pour les portefeuilles d’actifs adossés aux fonds propres et les engagements de retraites qui sont sous la pleine responsabilité de la Banque de France. 

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Acheteur responsable

Nous poursuivons également notre politique d’achats responsables qui repose sur plusieurs leviers. Les relations entretenues avec les fournisseurs sont renforcées à travers la signature de la charte d’achats responsables de la Banque de France par plus de 600 entreprises. En signant cette charte, les fournisseurs s’engagent à adopter des pratiques responsables, notamment en matière environnementale. 

SPASER

La publication du SPASER, en janvier 2024, manifeste la volonté d’action de la Banque de France, dans le cadre de son processus d’achat, en faveur de la transition écologique, de l’insertion professionnelle, de l’éthique professionnelle et de la résilience des entreprises.

À cette fin, le SPASER fixe une feuille de route pour les trois prochaines années, notamment par En 2025, la Banque de France continue de mettre en œuvre son SPASER 2024 2026. Les actions déployées en 2025 ont donné lieu à une publication au printemps 2026 (cf. encadré ci-dessous). Sur cette base, les travaux ont été lancés pour l’élaboration du prochain SPASER, qui couvrira la période 2027 2028.

En 2025, la Banque a intégré une disposition RSE dans 94,5 % des marchés signés dans le cadre des procédures formalisées en 2025 (hors fabrication des billets). Cela inclut par exemple l’intégration de critères de performance environnementale dans l’attribution des marchés, ainsi que de clauses sociales dans certains contrats pour soutenir l’insertion de personnes en situation de handicap ou éloignées de l’emploi. Par ailleurs, en 2025, la Banque de France s’est engagée dans une démarche d’obtention du label Relations fournisseurs et achats responsables (RFAR), en signant la charte RFAR.

FOCUS SUR LE SPASER 2024-2026


Le SPASER 2024 – 2026, dont le bilan à fin 2025 a récemment été publié, a ciblé l’intégration de critères de performance environnementale dans l’attribution des marchés ainsi que le recours à des produits issus de l’économie circulaire.

L’année 2025 a marqué une nouvelle étape dans la mise en œuvre du SPASER de la Banque de France. Les résultats des indicateurs SPASER 2025 confirment la dynamique positive de la Banque de France en matière d’achats responsables, ainsi que la montée en maturité de ses pratiques : 

  • Des critères de performance environnementale de plus en plus intégrés dans les marchés, avec une prise en compte accrue des enjeux climats et environnementaux dans l’analyse des offres ainsi qu’une structuration progressive des exigences environnementales dans les cahiers des charges. Ainsi en 2025, 34 % de nos marchés intègrent un critère de performance environnementale pour une cible établie à 20 %.
     
  • Un engagement social confirmé à travers les heures d’insertion : le volume d’heures d’insertion généré par les marchés (1743 heures en 2025 après 930 heures en 2024) poursuit une trajectoire favorable qui traduit la mobilisation des clauses sociales dans les marchés éligibles et l’implication des acteurs et des prescripteurs. Par ailleurs, l’ensemble de nos marchés sont publiés avec un rappel des obligations légales en matière de non-discrimination professionnelle.
     
  • Des délais de paiement maîtrisés, au service d’une relation fournisseurs responsable : en 2025, le délai de paiement moyen des fournisseurs est de 7 jours pour la Banque de France, pour une règle générale à 30 jours. Ces résultats confirment un haut niveau de performance, en ligne avec les engagements de la Banque en matière de relations fournisseurs. La maîtrise des délais constitue : un levier essentiel de soutien aux PME et TPE, particulièrement sensibles aux enjeux de trésorerie ; un pilier structurant de la démarche de relation fournisseurs responsable.

La Banque de France publiera prochainement un SPASER couvrant la période 2027-2028.
 

L’intégration de critères extra-financiers dans l’engagement et le suivi de nos projets

Enfin, nous menons une démarche innovante d’intégration de critères extra-financiers dans nos choix d’investissements internes (projets informatiques, immobiliers ou industriels). L’analyse extra-financière de ces projets s’insère dans la gouvernance des investissements de la Banque de France, en complément de l’approche financière.

Les avantages de cette démarche sont multiples : 

  • veiller à la cohérence des décisions d’investissement avec la stratégie d’entreprise et notamment RSE ;

 

  • disposer d’éléments tangibles et quantifiables sur les aspects environnementaux et relatifs à la satisfaction utilisateurs, afin d’en tenir compte dans les prises de décision ;
     
  • rendre les chefs de projet acteurs de la stratégie de la Banque de France.

 

Mise à jour le 26 Juin 2026