Statistiques

Tendances régionales : Île-de-France - Juin 2026

Mise en ligne le 15 Juillet 2026

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 26 juin et le 3 juillet), l’activité se raffermit nettement en juin dans l’industrie et rebondit dans les services marchands et le bâtiment, après un mois de mai marqué par les fermetures et congés liés au positionnement des jours fériés. Les entreprises affectées par la canicule de la seconde moitié de juin ont modifié les horaires de travail et sont dans l’ensemble parvenues à maintenir leur volume d’activité.

Dans l’industrie, la progression concerne la plupart des branches, portée notamment par les secteurs technologiques et de la défense, ainsi que par un effet de rattrapage, en particulier dans l’automobile.

La situation de trésorerie se maintient au-dessus du niveau jugé normal dans l’industrie, mais se dégrade très légèrement dans les services.

En juillet, les chefs d’entreprise anticipent une nouvelle progression de l’activité, quoique plus modérée dans l’industrie et dans les services, et assez faible dans le bâtiment.

Les carnets de commandes sont considérés comme quasi-normaux dans l’industrie mais restent dégradés dans le bâtiment. L’indicateur d’incertitude, construit à partir de l’analyse textuelle des commentaires des entreprises, poursuit sa détente, rejoignant les niveaux antérieurs au conflit au Moyen-Orient. Les préoccupations concernent toujours principalement les tensions internationales, qui pèsent sur le climat économique global, et sur les prix des intrants.

Les difficultés d’approvisionnement sont globalement en baisse, même si elles restent vives sur certains segments industriels (produits informatiques-électroniques-optiques et aéronautique). La hausse des prix des matières premières et de l’énergie tend à s’atténuer. Si les prix de vente continuent d’augmenter, le rythme est plus modéré qu’en mai.

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB progresserait de 0,2 % au deuxième trimestre.

Points clefs

En juin, l’activité économique francilienne se redresse après un mois de mai impacté par les nombreux jours fériés. Cette amélioration demeure toutefois contrastée selon les secteurs, dans un contexte marqué par une demande encore prudente, des tensions persistantes sur certains coûts et l’impact ponctuel de la canicule sur l’activité.

Dans l’industrie, l’activité repart à la hausse, portée notamment par l’automobile, les équipements électriques et électroniques, ainsi que certains segments de la chimie et du caoutchouc-plastique. Les carnets de commandes restent cependant contrastés selon les segments et les prix des matières premières continuent de peser sur les marges, malgré des répercussions partielles sur les prix de vente. Les effectifs demeurent globalement stables, avec des difficultés de recrutement persistantes dans plusieurs métiers spécialisés.

Dans les services marchands, l’activité est globalement favorable mais reste hétérogène. L’hôtellerie, les services administratifs, l’ingénierie technique et certaines activités spécialisées enregistrent un mois dynamique, tandis que la restauration, les transports routiers et les activités informatiques évoluent dans un environnement plus attentiste. Les entreprises signalent une visibilité limitée sur leurs carnets et des délais de paiement qui tendent certaines trésoreries. L’impact de la canicule a été très varié selon les activités.

Dans le bâtiment, l’activité demeure résiliente malgré les fortes chaleurs. Le gros oeuvre reste bien orienté tandis que le second oeuvre se stabilise, soutenu notamment par les activités liées à la climatisation. L’activité des travaux publics se stabilise, bien que les carnets de commandes s’érodent légèrement et des coûts qui demeurent élevés.

Pour le mois de juillet, les perspectives restent globalement bien orientées dans l’industrie et les services marchands, même si les entreprises demeurent prudentes face au manque de visibilité et aux incertitudes économiques. Dans le bâtiment, les anticipations restent favorables mais les professionnels restent attentifs à l’évolution des carnets de commandes, des coûts et des conditions de financement.

Mise à jour le 15 Juillet 2026