Points clefs
En juin, l’activité économique francilienne se redresse après un mois de mai impacté par les nombreux jours fériés. Cette amélioration demeure toutefois contrastée selon les secteurs, dans un contexte marqué par une demande encore prudente, des tensions persistantes sur certains coûts et l’impact ponctuel de la canicule sur l’activité.
Dans l’industrie, l’activité repart à la hausse, portée notamment par l’automobile, les équipements électriques et électroniques, ainsi que certains segments de la chimie et du caoutchouc-plastique. Les carnets de commandes restent cependant contrastés selon les segments et les prix des matières premières continuent de peser sur les marges, malgré des répercussions partielles sur les prix de vente. Les effectifs demeurent globalement stables, avec des difficultés de recrutement persistantes dans plusieurs métiers spécialisés.
Dans les services marchands, l’activité est globalement favorable mais reste hétérogène. L’hôtellerie, les services administratifs, l’ingénierie technique et certaines activités spécialisées enregistrent un mois dynamique, tandis que la restauration, les transports routiers et les activités informatiques évoluent dans un environnement plus attentiste. Les entreprises signalent une visibilité limitée sur leurs carnets et des délais de paiement qui tendent certaines trésoreries. L’impact de la canicule a été très varié selon les activités.
Dans le bâtiment, l’activité demeure résiliente malgré les fortes chaleurs. Le gros oeuvre reste bien orienté tandis que le second oeuvre se stabilise, soutenu notamment par les activités liées à la climatisation. L’activité des travaux publics se stabilise, bien que les carnets de commandes s’érodent légèrement et des coûts qui demeurent élevés.
Pour le mois de juillet, les perspectives restent globalement bien orientées dans l’industrie et les services marchands, même si les entreprises demeurent prudentes face au manque de visibilité et aux incertitudes économiques. Dans le bâtiment, les anticipations restent favorables mais les professionnels restent attentifs à l’évolution des carnets de commandes, des coûts et des conditions de financement.