Cet article analyse la situation financière des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en 2025, en mobilisant les données du Fichier bancaire des entreprises (FIBEN) de la Banque de France. Le périmètre d’étude couvre les PME et les ETI ayant leur siège social en France, soumises à l’impôt sur les sociétés, et n’appartenant pas au secteur financier.
L’étude exploite les comptes annuels 2025 de 1,5 million d’unités légales, regroupées en 1,3 million d’entreprises au sens de la loi de modernisation de l’économie (LME). Au sein des PME, et en suivant la classification de la LME, on distingue les microentreprises des autres PME. Au total, l’échantillon d’étude couvre environ 90 % des effectifs et 85 % de la valeur ajoutée produite par les PME et ETI françaises.
1. L’activité a progressé lentement en 2025, mais le taux de marge a continué de résister
La croissance de l’activité est restée sensiblement inférieure à sa moyenne de long terme
Pour la deuxième année consécutive, les taux de croissance du chiffre d’affaires des PME (hors microentreprises) et des ETI ont été sensiblement inférieurs à leurs moyennes de long terme. Le chiffre d’affaires des PME (hors microentreprises) n’a progressé que de 1,5 % en 2025 (après 1,8 % en 2024), contre 4,2 % en moyenne sur la période 1997 2019. Celui des ETI n’a augmenté que de 1,2 % en 2025 (après 0,8% en 2024), contre 3,6 % en moyenne sur 1997 2019 (cf. graphique 1a). Comme les années passées, la croissance du chiffre d’affaires est néanmoins plus dynamique pour les microentreprises : + 3,4 % en 2025, après + 2,9 % en 2024.
En 2025, le ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires a pesé sur la croissance de la valeur ajoutée. Cette dernière était ainsi nettement en deçà de sa moyenne de long terme, tant pour les PME hors microentreprises (2,1 % en 2025 contre 4,0 % en moyenne sur 1997 2019), que pour les ETI (2,6 % contre 3,2 %). Comme pour le chiffre d’affaires, la croissance de la valeur ajoutée est toutefois plus dynamique pour les microentreprises (3,5 % en 2025, cf. graphique 1b).
La croissance de l’activité en 2025, mesurée en termes de chiffre d’affaires ou de valeur ajoutée, était inférieure ou égale à sa moyenne de long terme dans tous les grands secteurs de l’économie.
Cependant le taux de marge a continué de résister
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