Points Clefs
L’activité régionale est en progression dans l’industrie, en recul dans le bâtiment et, dans une moindre mesure, les services marchands. Dans le bâtiment, le gros oeuvre, en berne depuis début 2026, s’est fortement replié, cependant que le second oeuvre a un peu baissé après deux mois de progression. L’automobile reste dynamique et confirme le redressement opéré en janvier. Les problèmes d’approvisionnement continuent d’être signalés notamment dans l’aéronautique et les équipements électroniques, ils sont mentionnés ce mois dans les cosmétiques à propos des emballages. Les carnets de commandes se tassent un peu dans l’industrie mais ne sont jugés satisfaisants que dans l’aéronautique, les cosmétiques, et la fabrication de produits en caoutchouc. La demande globale est moins bien orientée dans les services, elle s’effondre dans le nettoyage et l’intérim. Les prix de vente ont progressé dans le bâtiment. Ils ont bien moins augmenté que le mois précédent dans les services, les transports routiers étant le secteur ayant enregistré la plus forte hausse. Plusieurs sous-secteurs se caractérisent par une baisse. Dans l’industrie, les prix de vente ont accentué leur hausse à un moindre niveau cependant que celle des coûts des matières premières, en ralentissement. Les trésoreries, correctes, sont restées stables dans l’industrie et ne se sont pas redressées dans les services.
L’activité de l’industrie serait stable en juin, en légère baisse dans les services marchands et davantage en retrait dans le bâtiment. Des interlocuteurs signalent que les solutions privilégiant les amortisseurs que constituent la gestion des stocks ou les marges robustes arrivent au terme de leur efficacité, les solutions de contournement ou d’indexation ont leurs limites. Dans ce contexte nombre d’entre eux augmenteront leurs prix en juillet, d’autres le feront si la situation géopolitique au Moyen-Orient ne change pas en juin. Beaucoup d’entreprises précisent n’être en rien directement impactées par cette situation géopolitique. Cependant elles mentionnent également un changement d’attitude de leurs donneurs d’ordre, qui agissent en supposant une baisse générale de pouvoir d’achat. Cela renforce l’attentisme et un sentiment d’une situation économique déprimée. Quelques revendications salariales dépassant la hausse du Smic sont signalées. Les craintes vives pour le second semestre 2026, exprimées dans l’enquête du mois dernier, laissent place aux notions d’incertitude et d’imprévisibilité.