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Tendances régionales : Centre-Val de Loire - Mai 2026

Mise en ligne le 18 Juin 2026

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 mai et le 3 juin), la progression de l’activité ralentit nettement en mai dans l’industrie alors que l’on observe une contraction dans les services marchands et un léger recul dans le bâtiment. Une partie de ce tassement pourrait être liée à un positionnement des jours fériés particulièrement favorable aux ponts cette année, comme l’indiquent de nombreux chefs d’entreprise.

Dans l’industrie, le ralentissement concerne principalement les secteurs confrontés à une demande atone, tandis que les activités liées à la défense et à l’aéronautique restent bien orientées. Dans les services marchands, le repli est quasi généralisé, malgré la bonne tenue de l’hôtellerie-restauration, de l’édition et de certains services aux entreprises. Dans le bâtiment, l’activité reste affectée par la faiblesse persistante de la construction neuve.
Les chefs d’entreprise anticipent toutefois une amélioration de l’activité en juin dans l’industrie et les services marchands, ainsi qu’une stabilisation dans le bâtiment.
Les carnets de commandes restent perçus comme dégradés dans l’industrie manufacturière. L’incertitude ressentie par les entreprises poursuit son recul après la hausse observée lors du déclenchement du conflit au Moyen-Orient.
Les situations de trésorerie demeurent globalement proches d’un niveau jugé normal, avec toutefois des disparités sectorielles marquées. Les tensions d’approvisionnement restent limitées, tandis que les prix des matières premières et de l’énergie continuent de peser sur les coûts de production. Dans ce contexte, les prix de vente poursuivent leur progression, bien qu’à un rythme moins soutenu qu’en avril.
Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB resterait stable au deuxième trimestre.

Points Clefs

L’activité régionale est en progression dans l’industrie, en recul dans le bâtiment et, dans une moindre mesure, les services marchands. Dans le bâtiment, le gros oeuvre, en berne depuis début 2026, s’est fortement replié, cependant que le second oeuvre a un peu baissé après deux mois de progression. L’automobile reste dynamique et confirme le redressement opéré en janvier. Les problèmes d’approvisionnement continuent d’être signalés notamment dans l’aéronautique et les équipements électroniques, ils sont mentionnés ce mois dans les cosmétiques à propos des emballages. Les carnets de commandes se tassent un peu dans l’industrie mais ne sont jugés satisfaisants que dans l’aéronautique, les cosmétiques, et la fabrication de produits en caoutchouc. La demande globale est moins bien orientée dans les services, elle s’effondre dans le nettoyage et l’intérim. Les prix de vente ont progressé dans le bâtiment. Ils ont bien moins augmenté que le mois précédent dans les services, les transports routiers étant le secteur ayant enregistré la plus forte hausse. Plusieurs sous-secteurs se caractérisent par une baisse. Dans l’industrie, les prix de vente ont accentué leur hausse à un moindre niveau cependant que celle des coûts des matières premières, en ralentissement. Les trésoreries, correctes, sont restées stables dans l’industrie et ne se sont pas redressées dans les services.

L’activité de l’industrie serait stable en juin, en légère baisse dans les services marchands et davantage en retrait dans le bâtiment. Des interlocuteurs signalent que les solutions privilégiant les amortisseurs que constituent la gestion des stocks ou les marges robustes arrivent au terme de leur efficacité, les solutions de contournement ou d’indexation ont leurs limites. Dans ce contexte nombre d’entre eux augmenteront leurs prix en juillet, d’autres le feront si la situation géopolitique au Moyen-Orient ne change pas en juin. Beaucoup d’entreprises précisent n’être en rien directement impactées par cette situation géopolitique. Cependant elles mentionnent également un changement d’attitude de leurs donneurs d’ordre, qui agissent en supposant une baisse générale de pouvoir d’achat. Cela renforce l’attentisme et un sentiment d’une situation économique déprimée. Quelques revendications salariales dépassant la hausse du Smic sont signalées. Les craintes vives pour le second semestre 2026, exprimées dans l’enquête du mois dernier, laissent place aux notions d’incertitude et d’imprévisibilité.

Mise à jour le 18 Juin 2026