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Panorama des prêts à l’habitat des ménages – Avril 2026
Panorama mis à jour le 04 juin 2026
Après un net rebond l’an passé, la production de crédits à l’habitat s’est stabilisée au cours des quatre premiers mois de l’année 2026, avec des taux d’intérêt en légère progression et un nombre de transactions immobilières en léger recul en France. Les primo-accédants continuent d’en être les principaux bénéficiaires.
Tableau de bord
Après un rebond l’an passé, la production de crédits à l’habitat aux particuliers s’est stabilisée en France début 2026 dans un contexte de légère remontée des taux.
Après un net rebond l’an dernier (+32,8 % en 2025 par rapport à 2024), la production de crédits à l’habitat aux particuliers (hors renégociations) cumulée sur 12 mois a progressé moins vite entre avril 2025 et avril 2026 (+16,4 %). Elle s’est d’ailleurs stabilisée depuis le début de l’année, dans un contexte de légère baisse du nombre de transactions immobilières au 1er trimestre 2026 (-1,1 %, 999 000 ventes de logements en cumul annuel).
Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat aux particuliers (hors renégociations) a augmenté de 14 points de base (pdb) depuis le début de l’année, après un repli de 22 pdb en 2025. En avril 2026, il s’élevait à 3,22 %.
G1.1 – Production de crédits nouveaux à l’habitat à destination des particuliers, cvs, en Mds€
G1.2 – Taux d’intérêt des nouveaux prêts à l’habitat aux particuliers, en %
T1 – Taux des crédits nouveaux (taux effectif au sens étroit, moyenne mensuelle)
G2.1 – Taux de croissance annuel des encours de crédit à l’habitat aux particuliers, en %
G2.2 – Prix des logements anciens en France métropolitaine, en %
G2.3 - Nombre de ventes de logements et de nouveaux prêts à l’habitat, cumul 12 mois en milliers
En pourcentage du PIB, la production de crédits à l’habitat reste plus élevée en France que chez nos voisins européens.
Le rebond de la production (cumulée sur 12 mois) de crédits à l’habitat aux ménages (hors renégociations) en 2025, par rapport à 2024, puis sa stabilisation depuis le début de l’année 2026, sont également observés dans les autres grandes économies de la zone euro (cf. G4.1). La production reste néanmoins plus élevée en France que chez nos proches voisins européens au regard du PIB (cf. G4.2).
Rapporté au PIB, l’encours de crédits à l’habitat des ménages a baissé en France au cours des dernières années mais reste toutefois sensiblement supérieur à celui de nos principaux voisins européens (cf. G4.5).
Globalement stable en zone euro sauf en l’Espagne où ils ont continué de baisser en 2025, les taux d’intérêt (y compris frais et assurance) des nouveaux crédits aux ménages ont recommencé à progresser partout en zone euro en 2026 (+13 pdb en moyenne depuis fin 2025 ; cf. G5.1).
La production de crédits à l’habitat à taux fixe (de PFIT1 supérieure à 1 an) continue à représenter la très grande majorité, voire la quasi-totalité des prêts accordés aux ménages, particulièrement en France où la part des crédits à taux variable reste sensiblement inférieure à la moyenne de la zone euro (3 % contre 15 % en avril 2026 ; cf. G5.4).
G4.1 – Production de crédits à l’habitat aux ménages (hors renégociations), cumul 12 mois en Mds€*
G4.2 – Production de crédits à l’habitat aux ménages (hors renégociations), cumul 12 mois rapportée au PIB
G4.3 – Production mensuelle de crédits à l’habitat aux ménages, non-cvs, en Mds€
G4.4 – Part des renégociations dans la production mensuelle de crédits à l’habitat aux ménages, en %
G4.5 – Encours de crédits à l’habitat aux ménages, en % du PIB
G4.6 – Taux de croissance annuel des encours de crédits à l’habitat aux ménages, en %
G5.1 – Taux d’intérêt (y compris frais et assurance – TAEG) des crédits nouveaux à l’habitat des ménages de la zone euro, en %
G5.2 – Part des crédits à taux variable (PFIT inf. 1 an) dans la production de crédits à l’habitat, en %
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages diminue seulement à la marge au 1er trimestre 2026
Le pouvoir d’achat immobilier des ménages est mesuré ci-dessous comme le nombre de m² pouvant être acquis par un ménage disposant d'un revenu moyen* et recourant à un crédit bancaire pour financer son bien.
Au 1er trimestre 2026, le pouvoir d’achat immobilier des ménages a légèrement diminué en raison de la hausse des taux d’intérêt. Cette évolution masque évidemment des disparités selon les régions et les villes.
G6a – Pouvoir d’achat immobilier et variation des facteurs par rapport à fin décembre 2007
G6b – Pouvoir d’achat immobilier et variation des facteurs par rapport à fin décembre 2018
Les primo-accédants et les ménages les plus modestes continuent d’être les principaux bénéficiaires de la production de crédits à l’habitat en 2026
La part des primo-accédants dans la production de crédits à l’habitat hors renégociations s’est élevée à 44,9 % en avril 2026, après 44,2 % en moyenne l’année précédente (cf. G7).
La part des prêts relais dans la production de crédit (hors renégociations), après avoir progressé entre 2018 et 2022, s’est inscrite globalement en baisse depuis 2023 et s’établit à 5,9 % des nouveaux prêts en avril 2026 (cf. G8).
L’encours des prêts à taux 0%, dont l’attribution est soumise à des conditions de ressources, a continué de progresser et représentait 3,8 % de celui des crédits à l’habitat fin mars 2026 (cf. G9).
En avril 2026, 32% du nombre des emprunteurs ayant obtenu un crédit à l’habitat était des ménages ayant un revenu inférieur à 2 SMIC, en légère progression par rapport à 2025 où leur part était en moyenne de 31 % ; si l’on ajoute les ménages gagnant entre 2 et 3 fois le SMIC, on atteint plus de la moitié des emprunteurs (57% ; cf. G10).
G7 – Part des primo-accédants dans la production de crédits à l’habitat hors renégociations, en %
G8 – Part des prêts relais dans la production de crédits à l’habitat (hors renégociation), en %
G9 – Encours de prêts immobiliers à taux 0%, en Mds€
G10 – Répartition des nouveaux crédits à l’habitat (y compris travaux) par tranche de revenus, en % du nombre d’emprunteurs
Hormis la légère remontée des taux d’emprunt, les conditions d’octroi2 des crédits immobiliers (hors renégociations) sont globalement stables depuis le début de l’année
Le montant moyen des nouveaux crédits à l’habitat hors renégociations a très légèrement diminué sur les quatre premiers mois de l’année 2026 par rapport à 2025 pour atteindre 191 k€ (après 194 k€ en 2025 ; cf. G11) tandis que l’apport personnel est resté globalement stable, inférieur à 40 k€ en moyenne (cf. G12). En moyenne la durée initiale des nouveaux prêts à l’habitat hors renégociations s’est établie à 22 ans et 8 mois en avril 2026, stable par rapport à fin 2025 (cf. G13). Pour les primo-accédants, cette moyenne est un peu supérieure, de 23 ans et 10 mois et le prêt moyen est de 178 k€.
La légère remontée des taux d’intérêt depuis le début de l’année concerne les prêts de maturité initiale 20 ans et plus, qui représentent la grande majorité des prêts, tandis que le coût de crédits inférieurs à 15 ans a légèrement diminué (cf. G14).
G11 – Montant moyen du prêt à l’habitat (hors renégociations), en €
G12 – Apport personnel moyen, en €
G13 – Durée initiale moyenne des nouveaux prêts immobiliers (hors renégociations), en année
G14 – Taux d’intérêt des nouveaux crédits à l’habitat selon la durée initiale, en %
Sauf mention contraire, toutes les statistiques présentées ci-après se basent sur une collecte mensuelle auprès de la totalité du système bancaire, couvrant les prêts ayant fait l’objet d’une signature irrévocable par le prêteur et l’emprunteur en cours de mois.
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Mise à jour le 12 Juin 2026