Dans ces situations, l’endettement cumulé se monte à 6,1 milliards d’euros, dont 329 millions au titre des dettes locatives, principalement des arriérés de loyer et de charges locatives.
Sur les cinq dernières années, le nombre de dossiers avec dettes locatives est en baisse. Cette diminution s’inscrit dans un contexte de baisse générale du nombre de dossiers de surendettement depuis 2014, qu’ils contiennent ou non des dettes locatives. Toutefois, ces dettes figurent dans 47% des dossiers et représentent en moyenne 20% de l’endettement des ménages concernés.
Les ménages avec dettes locatives vivent très majoritairement sous le seuil de pauvreté (à 63%) et n’ont souvent aucune capacité de remboursement (dans 58% des cas). Les femmes âgées de 25 à 54 ans et les familles monoparentales y sont surreprésentées, tant par rapport à la population française que par comparaison avec les ménages surendettés sans dette locative.
Au total, l’existence d’une ou plusieurs dettes locatives dans un dossier de surendettement est souvent le marqueur d’une situation sociale et financière particulièrement difficile pour le ou les débiteurs.