Selon le Rapport 2026 de la Banque centrale européenne (BCE) sur la convergence publié ce jour, les États membres de l’Union européenne (UE) ne faisant pas partie de la zone euro ont, depuis 2024, enregistré des progrès limités en matière de convergence économique avec la zone euro. Un facteur-clé freinant la convergence économique est l’impact économique des chocs extérieurs, notamment la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, les tensions commerciales mondiales et le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.
En dépit de ces défis externes, l’activité économique dans les pays sous revue a bien résisté, même s’ils ont enregistré des rythmes de croissance différents. Pour la période à venir, les perspectives économiques sont assombries par les fortes tensions géopolitiques. La guerre au Moyen-Orient a contribué à accroître la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie et à augmenter les coûts de l’énergie, accentuant l’incertitude entourant les perspectives économiques. Ces évolutions ont déjà eu des effets visibles sur l’inflation et le climat économique et pourraient peser sur la croissance de la production à l’avenir. Si le degré de sensibilité et d’exposition directe de ces économies aux chocs énergétiques s’est atténué avec le temps et est actuellement plus faible qu’en 2022, les implications économiques à moyen terme dépendront de l’intensité et de la durée du choc actuel ainsi que de l’ampleur de ses effets indirects et de second tour.
En ce qui concerne le critère de stabilité des prix, trois des cinq pays sous revue ont enregistré un taux d’inflation moyen sur douze mois supérieur à la valeur de référence de 2,7 %. L’inflation a été nettement supérieure à la valeur de référence en Roumanie et supérieure à cette valeur, quoique dans une moindre mesure, en Hongrie et en Pologne. En République tchèque et en Suède, l’inflation a été inférieure à la valeur de référence (cf. graphique 1). La valeur de référence est fondée sur les trois États membres ayant présenté les meilleurs résultats au cours des douze derniers mois, à savoir Chypre (0,9 %), la France (1,2 %) et le Danemark (1,6 %) ; elle est obtenue en calculant la moyenne de leurs taux d’inflation respectifs durant les douze mois précédents, à laquelle est ajouté 1,5 point de pourcentage. Aucun des États membres n’a été considéré comme présentant une valeur reflétant un caractère exceptionnel devant être exclue du calcul de la valeur de référence.