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Projections macroéconomiques intermédiaires – Mars 2026

Mise en ligne le 25 Mars 2026

Mosaïques d'hexagones avec avec en fond des symboles de réseau et d'analyse

Afin d’apporter une contribution aux débats économiques nationaux et européens, la Banque de France diffuse périodiquement des projections macroéconomiques relatives à la France, effectuées dans le cadre de l’Eurosystème, et portant sur l’année en cours et les deux suivantes. Certaines sont suivies d’une analyse plus détaillée, avec des coups de projecteur sur certaines thématiques.

  • Ces projections intermédiaires ont été finalisées dans un contexte particulièrement incertain à la suite du déclenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 février dernier. Nous présentons donc plusieurs scénarios cohérents avec ceux de l’Eurosystème. Le scénario de base s’appuie sur les hypothèses tirées des marchés à terme au 11 mars 2026 ; la flambée des prix des hydrocarbures ne serait que temporaire, ce qui correspondrait à une résolution relativement rapide du conflit. Depuis cette date, la situation géopolitique demeure très instable et les prix de l’énergie ont augmenté, tout en étant extrêmement volatils. Nous présentons donc deux scénarios plus défavorables, avec des hausses plus fortes et plus durables de prix des hydrocarbures.
     
  • Dans le scénario de base, la croissance du PIB est prévue à 0,9 % en 2026, révisée en légère baisse par rapport à nos projections de décembre. L’activité s’est avérée plus résiliente qu’attendu fin 2025, et devrait également l’être au premier trimestre 2026 sur la base des dernières enquêtes conjoncturelles disponibles, mais la hausse des prix de l’énergie et la détérioration du contexte géopolitique pèseraient ensuite sur l’économie française. La croissance serait de 0,8 % en 2027, mais repartirait à la hausse en 2028, à 1,2 %, tirée par un rebond des exportations et de la demande intérieure privée. En 2027 et en 2028, cette demande intérieure serait portée par la consommation des ménages, soutenue par le pouvoir d’achat de la masse salariale et par la reprise de l’investissement des entreprises.
     
  • Toujours dans ce scénario de base, après 0,9 % en moyenne annuelle en 2025, l’inflation augmenterait en 2026 à 1,7 %, sou l’effet des prix de l’énergie. Elle baisserait temporairement en 2027, à 1,4 %, dans un contexte de détente des prix de l’énergie. Elle remonterait à 1,6 % en 2028, du fait notamment de l’inflation dans les services.
     
  • Dans les deux scénarios défavorables – mais sans intégrer une réaction adaptée de la politique monétaire –, l’inflation IPCH (indice des prix à la consommation harmonisé) serait nettement révisée à la hausse en 2026 : elle atteindrait 3,3 % dans le scénario le plus défavorable. La croissance annuelle du PIB en 2026 serait plus faible, mais resterait positive. Une normalisation de l’inflation et une reprise de la croissance s’amorceraient en 2027, quoique plus lentement dans le scénario très défavorable, et se confirmeraient en 2028.

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Mise à jour le 25 Mars 2026