Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 mai et le 3 juin), la progression de l’activité ralentit nettement en mai dans l’industrie alors que l’on observe une contraction dans les services marchands et un léger recul dans le bâtiment. Une partie de ce tassement pourrait être liée à un positionnement des jours fériés particulièrement favorable aux ponts cette année, comme l’indiquent de nombreux chefs d’entreprise.
Dans l’industrie, le ralentissement concerne principalement les secteurs confrontés à une demande atone, tandis que les activités liées à la défense et à l’aéronautique restent bien orientées. Dans les services marchands, le repli est quasi généralisé, malgré la bonne tenue de l’hôtellerie‑restauration, de l’édition et de certains services aux entreprises. Dans le bâtiment, l’activité reste affectée par la faiblesse persistante de la construction neuve.
Les chefs d’entreprise anticipent toutefois une amélioration de l’activité en juin dans l’industrie et les services marchands, ainsi qu’une stabilisation dans le bâtiment.
Les carnets de commandes restent perçus comme dégradés dans l’industrie manufacturière. L’incertitude ressentie par les entreprises poursuit son recul après la hausse observée lors du déclenchement du conflit au Moyen‑Orient.
Les situations de trésorerie demeurent globalement proches d’un niveau jugé normal, avec toutefois des disparités sectorielles marquées. Les tensions d’approvisionnement restent limitées, tandis que les prix des matières premières et de l’énergie continuent de peser sur les coûts de production. Dans ce contexte, les prix de vente poursuivent leur progression, bien qu’à un rythme moins soutenu qu’en avril.
Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB resterait stable au deuxième trimestre.