Évolution des salaires négociés - 2026-Q1
Mise en ligne le 3 Juin 2026
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Les salaires négociés poursuivent leur ralentissement début 2026
Au premier trimestre 2026, les minima de branche augmentent sur un an de 1,1 % contre 1,4% au quatrième trimestre 2025 et la hausse moyenne négociée dans les accords d'entreprise s'établit à 1,6% contre 1,8% au quatrième trimestre 2025 (Tableau 1). La plupart des accords de salaire ont été signés avant le début du conflit en Iran dans un contexte de progression contenue de l'inflation (0,9% en 2025) et d'une évolution du Smic en ralentissement en progression de 1,2% au 1er janvier 2026. Cette modération intervient aussi après une période (depuis fin 2023) de rattrapage global des pertes de pouvoir d'achat occasionnées par l'épisode inflationniste (Graphique 1). Le SMPT (qui mesure les rémunérations effectivement versées et prend en compte les primes et les effets de composition) progresse lui aussi à un rythme un peu plus modéré début 2026, sur un an il a progressé de 1,9% au premier trimestre 2026 contre 2,0% début 2025.
(variations en glissement sur 4 trimestres - en %)
| T22025 | T32025 | T42025 | T12026 | |
| Accords de branche | 1,7 | 1,6 | 1,4 | 1,1 |
| Accords d'entreprise | 2,0 | 1,8 | 1,8 | 1,6 |
| Smic (Insee) | 2,0 | 2,0 | 0,7 | 1,2 |
| Salaire moyen par tête (SMPT) (Insee) | 2,0 | 2,1 | 2,0 | 1,9 |
| Inflation IPC (Insee) | 0,8 | 1,0 | 0,9 | 1,0 |
Distribution des hausses de salaires négociés
Au sein des branches, au premier trimestre 2026, les hausses négociées sont plus soutenues pour les minima les plus proches du Smic (1,2% pour les minima inférieurs à 1,2 Smic) que pour les minima plus élevés (0,8% pour les minima au-delà de 1,6 Smic) (Graphique 2) alors que les écarts de croissance des salaires selon le niveau de minimum s'étaient plutôt resserrés au cours de la désinflation.
Les écarts de hausses négociées entre les différentes branches se resserrent toutefois autour de 2% sur la période récente : 60% des accords de branche prévoient des hausses entre 1 et 2% (contre 41% un an auparavant, Graphique 3). La proportion d'accords prévoyant des hausses inférieures ou égales à 1% progresse : 20% des accords prévoient de telles hausses au premier trimestre 2026 contre 5% un an auparavant.
Les écarts de hausses négociées entre les différentes branches se resserrent toutefois autour de 2% sur la période récente : 60% des accords de branche prévoient des hausses entre 1 et 2% (contre 41% un an auparavant, Graphique 3). La proportion d'accords prévoyant des hausses inférieures ou égales à 1% progresse : 20% des accords prévoient de telles hausses au premier trimestre 2026 contre 5% un an auparavant.
Parmi les accords signés au niveau des entreprises, la distribution des hausses connaît comme pour les branches un resserrement et s'avère au premier trimestre 2026 plus resserrée autour de 2% (Graphique 4). 62% des accords prévoit des hausses entre 1% et 2% au premier trimestre 2026 contre 52% au quatrième trimestre 2025. 21% des accords mentionnent des hausses de salaire inférieures ou égales à 1% contre 8% un an auparavant.
Méthodologie
Les indicateurs de salaires négociés sont construits à partir des accords de salaire publiés sur le site Légifrance.fr recensant l'ensemble des accords signés au niveau des branches et des entreprises et couvrant les salariés du secteur privé.
Dans le cas des branches, la hausse moyenne est calculée à partir des données d'accords signés dans plus de 300 branches sur la période 2006-2025 (elles représentent ensemble un effectif de près de 15 millions de salariés du secteur privé). Elle est obtenue comme suit. Pour une branche donnée, on calcule d'abord la moyenne des variations sur un an de l'ensemble des salaires minima de la grille de salaires de cette branche (pondérée par la distribution des effectifs dans la branche selon le niveau de salaire) ; les minima sont définis comme ceux s'appliquant aux dates d'effet des différents accords de branche (par exemple, un accord signé en janvier d'une année t prévoyant une nouvelle grille en juillet de la même année t, c'est cette dernière date qui est prise en compte comme date effective pour la nouvelle grille et pour le calcul des évolutions). En l'absence de révision des minima après un an, l'évolution des minima sur un an est nulle. L'indicateur agrégé pour l'ensemble des branches est ensuite calculé comme la moyenne des variations sur un an obtenues pour l'ensemble des branches de l'échantillon, pondérées par leur effectif annuel. Cet indicateur agrégé de salaires négociés dans les branches est aussi celui utilisé dans le cas de la France pour le wage tracker de la BCE ou la base de salaires négociés de la BCE
Dans le cas des entreprises, la hausse de salaire de base (hors primes) est celle mentionnée dans l'accord d'entreprise et mesurée à la date de prise d'effet de l'accord. Nous retenons ce qui est explicitement mentionné dans l'accord comme une augmentation générale et/ou une enveloppe d'augmentations individuelles (ces hausses individuelles prévoient généralement des hausses différenciées de salaire de base au niveau du salarié selon des critères d'évaluation annuelle). Les évolutions de la rémunération hors salaires de base comme celle des primes (assiduité, ancienneté...) par exemple ne sont pas prises en compte. L'augmentation considérée dans un accord est l'enveloppe d'augmentation totale du salaire de base (ie. augmentations générales + augmentations individuelles). Quand l'accord prévoit des augmentations générales et/ou individuelles selon des catégories de salariés dans l'entreprise, une moyenne de ces hausses catégorielles est d'abord calculée pour un accord dans une entreprise donnée. L'indicateur agrégé est enfin calculé comme une moyenne simple des hausses de salaires de l'ensemble des accords d'entreprise prenant effet un trimestre donné (sur l'année 2025, près de 5 000 accords signés par des entreprises dans le secteur privé (couvrant environ 2 millions de salariés) ont été utilisés pour calculer la moyenne et la distribution).
Les indicateurs présentés dans cette note portent sur des salaires négociés dans les accords de branche et les accords d'entreprise. Des statistiques complémentaires sur l'évolution des salaires effectifs sont publiés par le Ministère du Travail et l'Insee (cf. Insee pour une présentation détaillée des indicateurs disponibles en France). Dans le tableau 1 et le graphique 1, l'inflation est calculée comme le glissement annuel moyen sur un trimestre de l'indice de prix à la consommation (Insee) et les évolutions du Smic est calculée comme son glissement annuel moyen sur un trimestre.
Dans le cas des branches, la hausse moyenne est calculée à partir des données d'accords signés dans plus de 300 branches sur la période 2006-2025 (elles représentent ensemble un effectif de près de 15 millions de salariés du secteur privé). Elle est obtenue comme suit. Pour une branche donnée, on calcule d'abord la moyenne des variations sur un an de l'ensemble des salaires minima de la grille de salaires de cette branche (pondérée par la distribution des effectifs dans la branche selon le niveau de salaire) ; les minima sont définis comme ceux s'appliquant aux dates d'effet des différents accords de branche (par exemple, un accord signé en janvier d'une année t prévoyant une nouvelle grille en juillet de la même année t, c'est cette dernière date qui est prise en compte comme date effective pour la nouvelle grille et pour le calcul des évolutions). En l'absence de révision des minima après un an, l'évolution des minima sur un an est nulle. L'indicateur agrégé pour l'ensemble des branches est ensuite calculé comme la moyenne des variations sur un an obtenues pour l'ensemble des branches de l'échantillon, pondérées par leur effectif annuel. Cet indicateur agrégé de salaires négociés dans les branches est aussi celui utilisé dans le cas de la France pour le wage tracker de la BCE ou la base de salaires négociés de la BCE
Dans le cas des entreprises, la hausse de salaire de base (hors primes) est celle mentionnée dans l'accord d'entreprise et mesurée à la date de prise d'effet de l'accord. Nous retenons ce qui est explicitement mentionné dans l'accord comme une augmentation générale et/ou une enveloppe d'augmentations individuelles (ces hausses individuelles prévoient généralement des hausses différenciées de salaire de base au niveau du salarié selon des critères d'évaluation annuelle). Les évolutions de la rémunération hors salaires de base comme celle des primes (assiduité, ancienneté...) par exemple ne sont pas prises en compte. L'augmentation considérée dans un accord est l'enveloppe d'augmentation totale du salaire de base (ie. augmentations générales + augmentations individuelles). Quand l'accord prévoit des augmentations générales et/ou individuelles selon des catégories de salariés dans l'entreprise, une moyenne de ces hausses catégorielles est d'abord calculée pour un accord dans une entreprise donnée. L'indicateur agrégé est enfin calculé comme une moyenne simple des hausses de salaires de l'ensemble des accords d'entreprise prenant effet un trimestre donné (sur l'année 2025, près de 5 000 accords signés par des entreprises dans le secteur privé (couvrant environ 2 millions de salariés) ont été utilisés pour calculer la moyenne et la distribution).
Les indicateurs présentés dans cette note portent sur des salaires négociés dans les accords de branche et les accords d'entreprise. Des statistiques complémentaires sur l'évolution des salaires effectifs sont publiés par le Ministère du Travail et l'Insee (cf. Insee pour une présentation détaillée des indicateurs disponibles en France). Dans le tableau 1 et le graphique 1, l'inflation est calculée comme le glissement annuel moyen sur un trimestre de l'indice de prix à la consommation (Insee) et les évolutions du Smic est calculée comme son glissement annuel moyen sur un trimestre.
Définitions des indicateurs de salaire
- Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) : salaire horaire minimum légal en dessous duquel le salarié ne peut pas être rémunéré. Au 1er janvier 2026, le Smic horaire brut est fixé à 12,02 euros
- Salaires négociés dans un accord de branche : Les accords de branche portent le plus souvent sur la révision d'une grille de salaires minimums conventionnels. Un minimum conventionnel est le salaire en dessous duquel un salarié ne peut pas être rémunéré, compte tenu de la position qu'il occupe dans la grille de classification des emplois définie par la convention collective de la branche à laquelle il est rattaché. Les salaires minima conventionnels sont fixés par des accords collectifs signés entre les partenaires sociaux au niveau des branches. Si un minimum conventionnel est inférieur au montant du Smic en vigueur, c'est le Smic qui s'applique pour la ou les positions de la grille concernée (source : Direction Générale du Travail).
- Salaire négocié dans un accord d'entreprise : Les accords négociés au niveau des entreprises sont pour la plupart conclus dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) (cf. Code du travail (articles L. 2241 8 et L. 2242 13)). Les négociations d'entreprise mentionnent généralement des hausses de salaire de base (mais aussi certains éléments variables de rémunération qui ne sont pas pris en compte dans le calcul des indicateurs présentés ici).
- Salaire mensuel de base (SMB) : salaire brut avant déduction des cotisations sociales salariés et avant versement des prestations sociales. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires. Son montant correspond généralement à celui de la première ligne du bulletin de paye d'un salarié (source : Insee). Il est fixé librement entre l'employeur et le salarié (généralement par le contrat de travail) en respectant le montant du Smic, les minima conventionnels et l'éventuel accord d'entreprise en vigueur.
- Salaire moyen par tête (SMPT) : mesuré par l'Insee dans les comptes nationaux comme le rapport de la masse salariale brute versée par l'ensemble des employeurs sur le nombre total de salariés. La masse salariale comprend l'ensemble des éléments de la rémunération brute totale (salaire de base, éléments variables de rémunération (primes, 13ème mois...), heures supplémentaires, épargne salariale, et d'autres éléments de rémunération n'ayant pas le caractère de salaire (par exemple, indemnités de chômage partiel)). L'évolution du SMPT reflète donc l'évolution des salaires de base et celle des primes et des heures supplémentaires, mais aussi les changements dans la structure des rémunérations (liés aux entrées sorties de l'emploi, aux créations destructions d'emplois, à l'avancement, etc.).
- Salaires négociés dans un accord de branche : Les accords de branche portent le plus souvent sur la révision d'une grille de salaires minimums conventionnels. Un minimum conventionnel est le salaire en dessous duquel un salarié ne peut pas être rémunéré, compte tenu de la position qu'il occupe dans la grille de classification des emplois définie par la convention collective de la branche à laquelle il est rattaché. Les salaires minima conventionnels sont fixés par des accords collectifs signés entre les partenaires sociaux au niveau des branches. Si un minimum conventionnel est inférieur au montant du Smic en vigueur, c'est le Smic qui s'applique pour la ou les positions de la grille concernée (source : Direction Générale du Travail).
- Salaire négocié dans un accord d'entreprise : Les accords négociés au niveau des entreprises sont pour la plupart conclus dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) (cf. Code du travail (articles L. 2241 8 et L. 2242 13)). Les négociations d'entreprise mentionnent généralement des hausses de salaire de base (mais aussi certains éléments variables de rémunération qui ne sont pas pris en compte dans le calcul des indicateurs présentés ici).
- Salaire mensuel de base (SMB) : salaire brut avant déduction des cotisations sociales salariés et avant versement des prestations sociales. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires. Son montant correspond généralement à celui de la première ligne du bulletin de paye d'un salarié (source : Insee). Il est fixé librement entre l'employeur et le salarié (généralement par le contrat de travail) en respectant le montant du Smic, les minima conventionnels et l'éventuel accord d'entreprise en vigueur.
- Salaire moyen par tête (SMPT) : mesuré par l'Insee dans les comptes nationaux comme le rapport de la masse salariale brute versée par l'ensemble des employeurs sur le nombre total de salariés. La masse salariale comprend l'ensemble des éléments de la rémunération brute totale (salaire de base, éléments variables de rémunération (primes, 13ème mois...), heures supplémentaires, épargne salariale, et d'autres éléments de rémunération n'ayant pas le caractère de salaire (par exemple, indemnités de chômage partiel)). L'évolution du SMPT reflète donc l'évolution des salaires de base et celle des primes et des heures supplémentaires, mais aussi les changements dans la structure des rémunérations (liés aux entrées sorties de l'emploi, aux créations destructions d'emplois, à l'avancement, etc.).
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Mise à jour le 3 Juin 2026