Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 août et le 3 septembre), si l’activité se renforce en août dans l’industrie, sa progression se révèle globalement plus faible qu’anticipé le mois précédent dans plusieurs secteurs. De même, pour les services et le bâtiment, l’activité continue à augmenter, mais elle s’est trouvée pénalisée par les épisodes climatiques dans l’hôtellerie-restauration et le bâtiment, qui est toutefois encore soutenu par le second œuvre. 

Contexte national :

La production industrielle est toujours tirée par les biens d’équipement et les matériels de transport, soutenus par l’industrie de la défense et la construction de centres de données. 

La situation de trésorerie reste négative dans l’industrie comme dans les services, avec de fortes disparités sectorielles pour chacun. 

Fondé sur l’analyse textuelle des commentaires, après une tendance baissière ces derniers mois, l’indicateur d’incertitude remonte légèrement dans les services marchands et le bâtiment : les chefs d’entreprise se disent préoccupés par le contexte politique qui favorise l’attentisme et redoutent d’éventuels risques opérationnels liés à l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique. 

Pour septembre, les chefs d’entreprise anticipent un rythme de croissance de l’activité plus élevé dans l’industrie (en partie par un effet rattrapage dans les secteurs pénalisés par la canicule) et les services, et une stabilité dans le bâtiment (carnets de commandes toujours dégarnis). L’accélération attendue dans l’industrie est toutefois à considérer avec précaution, les chefs d’entreprise ayant plus de mal que d’habitude à anticiper leur activité, même à court terme. 

Les prix des matières premières sont toujours sous tension. Parallèlement, sous l’effet d’une vive pression concurrentielle, les prix de vente dans l’industrie et le bâtiment continuent de ralentir, sans être revenus au niveau d’avant conflit au Moyen-Orient. Dans les services, les prix augmentent à un rythme très légèrement plus élevé que le mois dernier, surtout dans les transports et l’entreposage, en parallèle de la hausse du prix du carburant. 

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB progresserait de 0,1 % au troisième trimestre.

Nouvelle-Aquitaine : Points-clefs

En août, dans un contexte de congés estivaux, l’activité paraît orientée à la hausse après avoir été affectée par les effets conjugués de la canicule et des incendies. 

Ainsi, la production industrielle, corrigée des effets saisonniers, progresse dans tous les grands segments. Les dynamiques sectorielles demeurent néanmoins contrastées :  les carnets de commandes restent bien orientés dans l’aéronautique, la défense et dans les équipements électriques électroniques tandis que les incertitudes sur la demande persistent dans les filières de l’alimentaire, de l’automobile et du bois-papier. Les difficultés de recrutement et les tensions d’approvisionnement continuent par ailleurs de constituer des points de vigilance dans plusieurs domaines. 

Les services marchands retrouvent une dynamique plus favorable, portés par le rattrapage de certaines prestations aux entreprises après les incendies. Les services à la personne restent pénalisés par les épisodes de canicule, les conséquences des incendies et un contexte de consommation prudent.  

L’activité du bâtiment affiche une meilleure tenue qu’attendu en période de congés, tout en demeurant fragilisée par la lente reprise de la construction de logements. La concurrence intense sur les appels d’offres continue de peser sur les prix des devis. 

Pour septembre, les perspectives des dirigeants demeurent favorablement orientées dans l’industrie et les services. À l’opposé, dans le bâtiment, après les congés estivaux, la progression de l’activité pourrait être moins soutenue qu’à l’accoutumée.  

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Mise à jour le 17 Septembre 2026