Points clefs
En août, l’économie francilienne a évolué de manière contrastée, dans un contexte marqué par les congés estivaux, les fortes chaleurs et l’attentisme de
certains clients. Les coûts de l’énergie, des carburants et des matières premières restent élevés, entrainant un rehaussement des prix de vente quand
l’environnement concurrentiel le permet. Dans l’industrie, la production ralentit globalement, mais reste dynamique dans les matériels de transport et les
équipements électriques et électroniques, soutenus par l’aéronautique, la défense et le nucléaire. À l’inverse, l’activité se replie dans l’automobile,
l’agroalimentaire et la chimie. Les carnets de commandes demeurent bien orientés, notamment dans les matériels de transport et le bois-papier, tandis que
les tensions sur les intrants persistent (agroalimentaire, chimie, plasturgie). Dans les services marchands, le ralentissement saisonnier affecte
l’hébergement-restauration, l’informatique et l’ingénierie. L’activité reste toutefois porteuse dans le conseil, l’édition, les activités juridiques et comptables
et le transport routier. La demande est stimulée par les projets de transformation, la cybersécurité, l’intelligence artificielle et la facturation électronique,
mais demeure plus hésitante dans le numérique et l’ingénierie. Les trésoreries restent satisfaisantes, hors tensions ponctuelles liées aux retards de paiement.
Dans le bâtiment, l’activité accélère grâce au démarrage de chantiers différés (gros œuvre) et aux travaux de rénovation et de climatisation (second œuvre).
Les carnets se raffermissent, mais la concurrence limite les hausses de prix dans le second œuvre, et les trésoreries restent fragiles.
Pour septembre, les prévisions d’activité sont plutôt bien orientées dans l’industrie et les services, portées par la reprise d’activité et des projets de la
rentrée. Dans le bâtiment, l’activité devrait rester stable dans le gros œuvre, mais se replier dans le second œuvre.