Résultats de l’enquête d’avril 2026 sur la distribution du crédit bancaire dans la zone euro

  • Les banques ont durci leurs critères d'octroi dans toutes les catégories de prêts, en raison d’une augmentation des risques perçus et d’une moindre tolérance au risque
  • Les banques prévoient également un durcissement de leurs critères d'octroi au deuxième trimestre, sous l’effet des tensions géopolitiques, des évolutions relatives à l’énergie et de la hausse des coûts de financement
  • La demande de prêts des entreprises et des ménages devrait diminuer, en raison d’une réduction du financement des investissements fixes, d’une baisse de la confiance des consommateurs et d’une diminution des dépenses en biens durables
  • Près de la moitié des banques de la zone euro utilisent la titrisation pour octroyer de nouveaux prêts, gérer le risque de crédit et améliorer la liquidité et le financement, en s’appuyant sur les entités financières non bancaires pour acheter des prêts titrisés
     

Mise en ligne le 28 Avril 2026

Selon l’enquête d’avril 2026 sur la distribution du crédit bancaire, les banques ont fait état d’un nouveau durcissement net, plus fort que prévu, des critères d’octroi – les directives internes des banques ou leurs critères d’approbation des prêts – pour les prêts ou les lignes de crédit aux entreprises au premier trimestre 2026 (pourcentage net de banques ressortant à 10 % ; graphique 1). Les banques ont également déclaré un léger durcissement net de leurs critères d’octroi pour les prêts au logement accordés aux ménages (pourcentage net de 2 %), tandis que les critères d’octroi pour les crédits à la consommation et les autres prêts aux ménages ont continué de se durcir plus fortement (pourcentage net de 15 %). Pour les entreprises, le durcissement net a été plus important que prévu lors de la précédente campagne (6 %), il s’est établi au-dessus de la moyenne historique et a représenté le durcissement le plus prononcé depuis le troisième trimestre 2023, mettant en évidence une tendance continue au durcissement cumulé qui a débuté mi-2025. Les risques perçus pesant sur les perspectives économiques et la moindre tolérance au risque des banques ont été les principaux facteurs contributifs, les banques indiquant dans une question ouverte spécifique que les évolutions géopolitiques et relatives à l’énergie ont exercé un effet de durcissement. Certaines banques ont fait état d’un durcissement supplémentaire provenant des expositions aux entreprises à forte intensité énergétique et au Moyen-Orient. Les banques ont fait état d’un léger durcissement net des critères d’octroi des prêts au logement, tandis que les critères d’octroi des crédits à la consommation se sont encore durcis. S’agissant des prêts au logement, la perception des risques a exercé un effet de durcissement sur les critères d’octroi, tandis que la concurrence a exercé un léger effet d’assouplissement. La moindre tolérance au risque des banques et la hausse des risques perçus ont été les principaux déterminants du durcissement des critères d’octroi des crédits à la consommation. Pour le deuxième trimestre 2026, les banques s’attendent à un durcissement net généralisé et plus marqué des critères d’octroi de prêts aux entreprises et des prêts au logement consentis aux ménages, ainsi qu’à un nouveau durcissement pour les crédits à la consommation.

Les modalités et conditions générales des banques – qui sont définies dans les contrats de prêt – ont été durcies pour les prêts aux entreprises et les crédits à la consommation, mais sont restées inchangées pour les prêts au logement.
 

Mise à jour le 29 Avril 2026