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Projections macroéconomiques intermédiaires – Septembre 2026

Mise en ligne le 15 Septembre 2026

Afin d’apporter une contribution aux débats économiques nationaux et européens, la Banque de France diffuse périodiquement des projections macroéconomiques relatives à la France, effectuées dans le cadre de l’Eurosystème, et portant sur l’année en cours et les deux suivantes. Certaines sont suivies d’une analyse plus détaillée, avec des coups de projecteur sur certaines thématiques.

  • Ces projections macroéconomiques ont été réalisées dans un environnement international incertain et encore marqué par la poursuite du conflit au Moyen-Orient. Dans ce contexte, nous présentons comme dans nos projections de juin plusieurs scénarios caractérisés par différentes trajectoires futures des prix de l’énergie, cohérents avec ceux publiés par la Banque centrale européenne (BCE) pour l’Eurosystème le 10 septembre 2026. Notre scénario de base repose sur les hypothèses issues des marchés à terme arrêtées au 19 août 2026. Dans ce scénario, le prix du pétrole reculerait au troisième trimestre 2026, et poursuivrait sa baisse sur l’horizon de prévision, tout en demeurant supérieur au niveau observé à la fin de 2025. En revanche, le prix du gaz continuerait d’augmenter à l’approche de l’hiver, avant d’emprunter une trajectoire baissière à partir de mi-2027.
     
  • Selon nos projections, la croissance du PIB atteindrait 0,4 % en 2026, révisée à la baisse de 0,1 point de pourcentage par rapport à nos projections de juin. Elle se renforcerait ensuite pour s’établir à 0,9 % en 2027 puis à 1,2 % en 2028, portée par le raffermissement de la demande intérieure. L’activité bénéficierait également de la bonne tenue des exportations, dans un contexte où le commerce mondial fait preuve de résilience malgré la succession de chocs susceptibles de perturber les échanges internationaux. Toutefois, l’investissement privé demeurerait freiné par le resserrement des conditions de financement et l’incertitude liée à la politique budgétaire.
     
  • Après 0,9 % en moyenne annuelle en 2025, l’inflation totale atteindrait 2,3 % en 2026, avant de refluer sous la cible de 2 %, pour s’établir à 1,9 % en 2027, puis à 1,6 % en 2028. La révision à la baisse de l’inflation en 2026 par rapport à nos projections de juin s’explique principalement par un niveau du prix du pétrole inférieur à celui retenu dans nos hypothèses précédentes, ainsi que par les surprises récentes à la baisse sur l’inflation des produits alimentaires transformés et des services. À l’inverse, l’inflation totale est légèrement révisée à la hausse en 2027, en raison de marges de raffinage plus élevées qu’attendu en juin et des répercussions de la hausse du prix du gaz ainsi que des événements climatiques sur les prix de l’alimentation et de l’électricité. L’inflation hors énergie et alimentation demeurerait stable à 1,6 % en 2026. Elle augmenterait à 2,3 % en 2027 en raison des effets indirects et de second tour de la hausse des prix de l’énergie, avant de revenir à 1,9 % en 2028, à mesure que l’incidence de ces chocs s’atténuerait.
     
  • Le taux de chômage continuerait d’augmenter à court terme jusqu’à atteindre 8,4 % en fin d’année, avant de refluer pour s’établir à 8,0 % en 2028. Par rapport à nos projections de juin, il est révisé à la hausse sur l’ensemble de l’horizon de projection, sous l’effet d’un point de départ légèrement plus dégradé que prévu au deuxième trimestre et d’une population active plus dynamique qu’anticipé en juin.
     

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Mise à jour le 15 Septembre 2026