Actualité
Conjoncture

Enquête mensuelle de conjoncture à début septembre 2026

Mise en ligne le 15 Septembre 2026

La Banque de France publie des enquêtes de conjoncture : un diagnostic sur l’économie française, sous la forme d’indicateurs de climat des affaires et de prévisions à court terme. L’enquête mensuelle de conjoncture, chaque début de mois, décrit la situation conjoncturelle du mois précédent et prévoit le PIB trimestriel, grâce aux réponses de 8 500 dirigeants d’entreprise.

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 août et le 3 septembre), si l’activité se renforce en août dans l’industrie, sa progression se révèle globalement plus faible qu’anticipé le mois précédent dans plusieurs secteurs. De même, pour les services et le bâtiment, l’activité continue à augmenter, mais elle s’est trouvée pénalisée par les épisodes climatiques dans l’hôtellerie‑restauration et le bâtiment, qui est toutefois encore soutenu par le second œuvre.

La production industrielle est toujours tirée par les biens d’équipement et les matériels de transport, soutenus par l’industrie de la défense et la construction de centres de données.

La situation de trésorerie reste négative dans l’industrie comme dans les services, avec de fortes disparités sectoriellespour chacun.

Fondé sur l’analyse textuelle des commentaires, après une tendance baissière ces derniers mois, l’indicateur d’incertitude remonte légèrement dans les services marchands et le bâtiment : les chefs d’entreprise se disent préoccupés par le contexte politique qui favorise l’attentisme et redoutent d’éventuels risques opérationnels liés à l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique.

Pour septembre, les chefs d’entreprise anticipent un rythme de croissance de l’activité plus élevé dans l’industrie (en partie par un effet rattrapage dans les secteurs pénalisés par la canicule) et les services, et une stabilité dans le bâtiment (carnets de commandes toujours dégarnis). L’accélération attendue dans l’industrie est toutefois à considérer avec précaution, les chefs d’entreprise ayant plus de mal que d’habitude à anticiper leur activité, même à court terme.

Les prix des matières premières sont toujours sous tension. Parallèlement, sous l’effet d’une vive pression concurrentielle, les prix de vente dans l’industrie et le bâtiment continuent de ralentir, sans être revenus au niveau d’avant conflit au Moyen‑Orient. Dans les services, les prix augmentent à un rythme très légèrement plus élevé que le mois dernier,  surtout dans les transports et l’entreposage, en parallèle de la hausse du prix du carburant.

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB progresserait de 0,1 % au troisième trimestre.

Pour en savoir plus, retrouvez la publication complète ici :

Mise à jour le 15 Septembre 2026