Statistiques

Tendances régionales : Île-de-France - Février 2026

Mise en ligne le 13 Mars 2026

La collecte de cette enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements entre le 25 février et le 4 mars) a été marquée à mi-parcours par le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février : environ un tiers des réponses ont été recueillies avant cet événement et deux tiers après. Pour février, selon les chefs d’entreprise interrogés, l’activité économique poursuit sa progression à un rythme conforme aux anticipations.

Dans l’industrie, l’activité demeure au-dessus de sa moyenne de long terme pour le neuvième mois consécutif, tirée par les filières technologiques . L’activité dans les services reste soutenue, légèrement au-dessus des anticipations formulées le mois précédent par les chefs d'entreprise, tandis que le bâtiment conserve une dynamique positive malgré un contexte peu porteur.

La situation de trésorerie se dégrade légèrement, certaines entreprises signalant un allongement des délais de paiement de leurs clients. Les difficultés d’approvisionnement augmentent faiblement, mais sans signe de détérioration durable. Les prix de vente progressent modérément dans les trois grands secteurs. Le travail temporaire demeure dynamique. 

Pour mars, les entreprises anticipaient une activité toujours bien orientée dans l’industrie et les services et plus limitée dans le bâtiment. Cependant, alors que l’incertitude continuait de reculer dans les premières réponses datant d’avant le 28 février, elle a rebondi nettement dans les suivantes, les entreprises évoquant des risques de hausse des prix de l’énergie et de perturbations logistiques. 

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous confirmons que le PIB pourrait progresser entre 0,2 et 0,3 % au premier trimestre. Cette prévision technique est toutefois soumise à un aléa baissier compte tenu des incertitudes liées au conflit au Moyen‑Orient et à son impact sur les chaînes d’ approvisionnement et sur les prix de l’énergie qui pourraient peser sur l’activité en fin de trimestre. 

Points clefs

En février, l’activité économique francilienne affiche des évolutions contrastées, avec une légère baisse dans l’industrie, une croissance modérée dans les services marchands et un retournement de tendance dans le bâtiment. Le conflit au Moyen-Orient signe le retour des in certitudes, sans impacts matérialisés à ce stade. L’industrie recule légèrement, affectée par le secteur automobile dont l’activité a chuté ce mo is-ci, impactée par des difficultés structurelles auxquelles s’est ajouté un nombre de jours travaillés réduit en février. L’agroalimentaire se stabilise du fait d’une demande globale en baisse et malgré le déblocage des négociations avec la grande distribution, tandis que les équipements électriques et électroniques repartent à la hausse. Les services marchands progressent modérément, portés par une demande qui  se maintient malgré un co ntexte économique toujours jugé défavorable et les incertitudes liées aux tensions géopolitiques actuelles. Le bâtiment connaît une nette reprise, tirée par un regain d’activité dans le gros œuvre qui bénéficie d’une saisonnalité de début d’année favorable. Dans l’ensemble, les prix restent globalement stables, mais des inquiétudes se font sentir quant à la hausse récente des prix des combustibles. Des besoins de recrutement sont observés dans certains services marchands pour accompagner l’activité et renforcer les expertises. Pour mars, les perspectives restent orientées positivement dans les trois secteurs, même si les tensions géopolitiques 3 et l’attentisme pré-électoral continuent de nourrir les incertitudes. 

Mise à jour le 13 Mars 2026