Points Clefs
En décembre, l’activité économique francilienne est restée globalement stable, avec des performances contrastées selon les secteurs. Dans l’industrie, le secteur des matériels de transport a ralenti, du fait de la période des congés de fin d’année, malgré une légère progression du secteur automobile dans un contexte toujours structurellement difficile. Le secteur des équipements électriques et électroniques est resté relativement stable alors que l’activité a légèrement reculé dans l’agro-alimentaire. Les produits en caoutchouc et plastique se maintiennent malgré les conditions de marché défavorables liés à la concurrence internationale, alors que le travail du bois-papier-imprimerie continue de croître soutenu par la demande à l’export.
L’activité dans le secteur de la chimie a poursuivi sa croissance, portée par le dynamisme de la demande étrangère, notamment dans la filière cosmétique. Les prix des matières premières et des produits sont globalement stables. Globalement, les services marchands ont enregistré un léger regain après une baisse exceptionnelle en novembre portée essentiellement par les activités de conseil en gestion, l’informatique et l’ingénierie, dont l’activité en décembre s’est encore dégradée dans les deux premiers secteurs en raison d’une demande atone, tandis que l’ingénierie est de nouveau repartie à la hausse. L’hôtellerie-restauration maintient sa stabilité, porté en décembre par les activités hotellières qui ont compensé les difficultés dans la restauration. Le secteur des services marchands évolue dans un contexte de modération des prix, d’effectifs stables et d’une trésorerie qui se dégrade.
L’activité dans le secteur du bâtiment est de nouveau stable après trois mois consécutifs de recul, portée par le second œuvre qui compense la contraction marquée dans le gros œuvre. Les travaux publics poursuivent leur reprise, soutenus par un flux de commandes favorable. Les prix des devis accusent un nouveau léger repli alors que les effectifs restent globalement stables. Pour janvier 2026, les perspectives restent légèrement positives dans le second œuvre et sont très favorables pour le prochain trimestre dans les travaux publics, ce dernier secteur restant toutefois soumis aux incertitudes liées aux élections municipales et aux contraintes budgétaires des collectivités locales.