Statistiques

Tendances régionales : Centre-Val de Loire - Mars 2026

Mise en ligne le 16 Avril 2026

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou  établissements interrogés entre le 27 mars et le 3 avril), l’activité en mars continue de progresser, à un rythme voisin des mois précédents, dans l’industrie, les services marchands et le bâtiment, malgré un contexte marqué par la guerre au Moyen-Orient. 

Dans l’industrie, la production se raffermit nettement et dépasse les anticipations de production des chefs d’entreprise formulées le mois précédent. Cette progression concerne la plupart des branches, portée notamment par les secteurs technologiques et de la défense, ainsi que par un effet de rattrapage dans l’automobile. La situation de trésorerie évolue peu et les carnets de commandes s’améliorent, principalement sous l’effet de la demande nationale, en partie stimulée par des comportements d’anticipation liés au contexte géopolitique. 

Les services et le bâtiment demeurent dans l’ensemble bien orientés en mars, avec toutefois des évolutions contrastées selon les branches.  

La trésorerie se dégrade dans les services, en particulier dans les secteurs les plus exposés aux coûts de transport ou à une demande moins dynamique.  Les difficultés de recrutement restent globalement stables et concentrées dans certains métiers techniques et dans le bâtiment. 

Les chefs d’entreprise signalent une incertitude accrue, qui pèse sur leur visibilité à court terme. Pour avril, ils anticipent que l’activité ralentirait dans l’industrie et qu’elle marquerait le pas dans les services et dans le bâtiment. 

Les hausses de coûts, en particulier celles liées à l’énergie et aux dérivés du pétrole, restent concentrées sur certains secteurs exposés. Leur diffusion aux prix de vente reste limitée en mars. En avril, les entreprises sont nettement plus nombreuses à envisager des relèvements de prix, même si elles les qualifient majoritairement de faibles. 

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous confirmons notre prévision d’une progression du PIB allant jusqu’à 0.3% au premier trimestre.

Points Clefs

L’activité régionale est en progression dans l’industrie, les services marchands et dans une moindre mesure le bâtiment. Dans les travaux publics on assiste à un nouveau recul de la production en liaison avec des commandes publiques atones. Dans le bâtiment, le gros œuvre a de nouveau reculé, cependant que le second œuvre est en progression. L’automobile confirme le redressement opéré en janvier. Les problèmes d’approvisionnement, en hausse, sont signalés dans de nombreux sous-secteurs, notamment dans l’aéronautique et les équipements électroniques. La défense des marges et la nécessité d’améliorer la compétitivité restent présentes dans tous les secteurs, davantage dans les services marchands que l’industrie ce mois-ci. Les carnets de commandes ne sont plus jugés insuffisants mais corrects dans l’industrie. La demande globale s’est de nouveau améliorée dans les services mais demeure défavorablement orientée dans la restauration. Les prix de vente ont baissé dans le gros œuvre et les travaux publics, progressé dans les services et sont restés stables dans l’industrie malgré la hausse notable des prix des matières premières. Les prix de métaux comme le cuivre, l’aluminium ou l’acier sont en hausse, parfois parce que des pays producteurs comme l’Inde font des choix de baisser leur production du fait de la hausse des produits énergétiques. Les trésoreries se sont stabilisées dans l’industrie et dans les services où elles sont respectivement jugées correctes et insuffisantes. 

L’activité de l’industrie serait en faible progression en avril, et stable dans le bâtiment et les services marchands. L’atonie des financements publics, l’inadaptation des dispositifs d’aide sont toujours évoquées dans le BTP. Des interlocuteurs signalent, en sus des problèmes d’approvisionnement, des hausses de prix des intrants d’ores et déjà actées alors qu’il est difficile de les répercuter sur les prix de vente, voire impossible si cela concerne des acteurs publics. Dans un contexte d’incertitude élevée, nombre d’entreprises jugent l’impact de la situation géopolitique née du conflit lancé en mars nul ou peu élevé pour l’instant, mais avec un effet pleinement ressenti au deuxième trimestre. Les amortisseurs que sont le niveau des stocks, les marges ou les gains de productivité accumulés ces derniers mois ne permettraient pas de tenir le choc longtemps si le conflit venait à durer. 

Mise à jour le 16 Avril 2026