Observatoire

Rapport de l'Observatoire des tarifs bancaires 2020

13 Octobre 2020
Façade du siège de la Banque de France

Par Corinne Dromer

Après un exercice 2019 marqué par le respect strict des engagements pris le 11 décembre 2018 devant le Président de la République, avec un gel des tarifs sur l’année et dans les faits, une baisse de la quasi-totalité de ces tarifs, l’année 2020 affiche une faible variation des tarifs bancaires avec deux évolutions notables : une forte baisse, à nouveau, des frais de mise en place d’un mandat de prélèvement SEPA (– 27,78 %) et une hausse des virements occasionnels en agence (+ 4,82 %). Sur les autres lignes, les variations tant à la hausse qu’à la baisse restent très modérées, notamment en valeur absolue.

Cette année encore, l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) a étudié les frais d’incidents bancaires sur lesquels on note peu de changements de fond, sinon l’intégration au sein de la Charte de l’Association française des établissements de crédit (AFECEI) des plafonds globaux de frais d’incident. Désormais ces plafonds différenciés, qui ont fait l’objet d’engagements par la profession en 2018 devant le Président de la République et le ministre de l’Économie et des Finances sont appliqués aux clients identifiés comme fragiles financièrement et éligibles à une offre spécifique et aux clients ayant effectivement souscrit à l’offre.

Pour la première fois, l’OTB a lancé un nouveau chapitre « Quoi de neuf » visant à éclairer les évolutions commerciales et tarifaires constatées en 2019 et début 2020 au sein des plaquettes. Trois sujets ont été plus spécifiquement analysés : 1) les nouveaux services et produits au sein des plaquettes tarifaires, 2) les conditions d’admission et de gratuité dans les banques en ligne et 3) les offres « sans découverts » lancées par des banques à réseau pour faire face à la double concurrence des banques en ligne et des néo-banques.

Enfin, l’OTB a publié les tarifs bancaires dans les DOM-COM lesquels ont connu des évolutions très contrastées puisqu’au 1er avril 2020, dans la zone IEDOM, une majorité de tarifs étaient en hausse alors que dans la zone IEOM, une majorité de tarifs étaient en baisse.

Ce rapport est publié, comme les précédents, en application de la loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010 qui a confié au Comité consultatif du secteur financier (CCSF) la mission de suivre, au travers de l’Observatoire constitué en son sein, l’évolution des tarifs bancaires afin que les tendances de ces tarifs puissent être évaluées sur des bases solides et consensuelles.

Composé à parité de représentants des établissements de crédit et des associations de consommateurs, l’Observatoire s’appuie, pour la collecte et le traitement des données tarifaires, sur un cabinet indépendant, Sémaphore Conseil et il bénéficie également du concours de la Banque de France, des instituts d’émission de l’outre-mer (IEDOM et IEOM), ainsi que de la direction générale du Trésor et de l’Insee.

L’Observatoire borne son analyse à des constats relatifs aux évolutions tarifaires, sans appréciation ni jugement sur ces évolutions, dans un contexte concurrentiel. Mes remerciements s’adressent à tous les membres de l’Observatoire et au secrétariat général du CCSF qui a élaboré ce présent rapport et diligenté les travaux.

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