Note : pris ensemble, les dix premiers partenaires de la France représentent 76% des recettes de la France et 66% des dépenses en juillet-août 2019. Les recettes des visiteurs en provenance du Royaume-Uni atteignent 50% du niveau de l’été 2019 en 2020 et 47% en 2021. Ces parts atteignent respectivement 27% en 2020 et 15% en 2021 pour les dépenses des voyageurs français au Royaume-Uni.
Les dépenses des Français à l’étranger, largement dans le reste de l’Europe, ont été marquées à l’été 2021 par une nette croissance des dépenses au Portugal (+50% par rapport à l’été 2020), en Espagne (+54%), en Italie (+61%) ou encore en Grèce, Suisse et Luxembourg où elles ont même dépassé les niveaux de 2019 (cf. graphique 4). Le Royaume-Uni constitue, plus encore qu’en recettes, l’exception car les dépenses y reculent par rapport à l’été 2020 (-43%). Les dépenses estivales vers les pays extra-européens demeurent très faibles, de l’ordre de 22% des dépenses totales, et loin derrière les niveaux d’avant crise (en retrait de 50% par rapport à l’été 2019), notamment vers les États-Unis et le Canada avec des baisses de l’ordre de 70%.
Au total, l’excédent des voyages de la France à l’été 2021 se partage entre un excédent de 2,7 milliards d’euros vis-à-vis des pays proches (UE, Royaume-Uni, Suisse) et de 0,2 milliard vis-à-vis des pays lointains (cf. graphique 3), contre des excédents de respectivement 3,4 et 0,7 milliards en juillet et août 2019. Avec l’intégration des résultats trimestriels des autres enquêtes de voyages (Banque de France, Le Gallo et Schmitt, 2020), les données trimestrielles (disponibles le 20 décembre 2021 pour le troisième trimestre) et annuelles permettront d’affiner ce chiffrage, notamment selon les motifs de voyages (professionnels et personnels) et la ventilation géographique.