L’expérimentation visait à évaluer l’intégration des nouveaux algorithmes PQC standardisés, validés par le National Institute of Standards and Technology (NIST) en août 2024, au sein des canaux de communications existants, sans modifier les systèmes critiques, tels que les applications, les navigateurs ou le système de gestion des identités (IAM). Le projet est centré sur les fichiers réglementaires transmis par Allianz France via la plateforme OneGate de la Banque de France, utilisée par les entités supervisées pour leurs obligations de reporting hebdomadaire.
Une approche hybride pour répondre aux menaces émergentes
Une approche hybride par « tunnelisation » a été mise en œuvre. Celle-ci a permis d’assurer une protection de bout en bout des données sensibles contre les menaces quantiques présentes et futures, telles que les attaques de type store now, decrypt later ainsi que les usurpations d’identité. Le projet s’est appuyé sur les derniers standards internationaux et les recommandations européennes en matière de cybersécurité, en cohérence avec les processus de normalisation en cours.
Un tournant dans le développement de la cryptographie post-quantique pour les institutions financières
En démontrant la faisabilité de mise en œuvre de la PQC le projet propose une voie concrète de transition opérationnelle vers la sécurité post-quantique dans les infrastructures financières.
Cette initiative souligne la nécessité de bâtir des architectures crypto-agiles alignées sur les standards internationaux, tout en préparant des stratégies de migration ambitieuses à l’échelle de l’écosystème.
Cette avancée s’inscrit dans les actions engagées par la Banque de France depuis 2022, illustrée notamment par le succès, en 2024, d’une première expérimentation de PQC réalisée conjointement avec l'Autorité Monétaire de Singapour et la publication la même année par l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP) de recommandations (à retrouver [ici]).
Denis Beau, Premier Sous-gouverneur de la Banque de France, déclare : « Le succès de cette expérimentation marque une nouvelle étape dans notre feuille de route pour lutter contre le risque cyber et veiller à la résilience de notre système financier en promouvant l’adoption de la cryptographie post-quantique. »
Retrouvez le rapport complet ici.