Selon les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 22 juillet et le 5 août), l’activité progresse à un rythme modéré en juillet dans l’industrie et les services marchands, et résiste dans le bâtiment. Dans l’industrie, la progression est plus faible qu’anticipé le mois précédent, tandis que le ralentissement des services était largement attendu.
Après le rattrapage technique de juin, la production industrielle augmente modérément tout en restant soutenue dans les branches liées aux investissements technologiques, énergétiques et de défense. Dans les services marchands, l’activité demeure légèrement positive, portée par la réparation automobile, l’hébergement et l’édition, notamment de logiciels. Dans le bâtiment, la bonne tenue d’ensemble masque un ralentissement du gros œuvre, tandis que le second œuvre accélère.
La situation de trésorerie reste proche de la normale dans l’industrie, avec de fortes disparités sectorielles, et demeure globalement défavorable dans les services marchands malgré une légère amélioration.
Pour août, les chefs d’entreprise anticipent une accélération de l’activité dans les trois grands secteurs. Ainsi, la production industrielle progresserait dans l’ensemble des branches, tandis que le bâtiment bénéficierait d’un rebond du gros œuvre. Dans les services marchands, la progression serait plus modérée.
Les hausses du prix des matières premières et des prix de vente s’atténuent en juillet. Le reflux des hausses observées et anticipées pour août pourrait indiquer qu’une part importante de la transmission aux prix de vente du renchérissement des intrants intervenu au printemps a déjà eu lieu. Enfin, la reprise des hostilités au Moyen-Orient début juillet ne s’est pas traduite à ce stade par une nouvelle augmentation généralisée du coût des intrants. L’incertitude continue de se détendre dans les trois grands secteurs.
Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB progresserait de 0,2 % au troisième trimestre. Cette prévision reste toutefois sujette à une incertitude importante, au vu du peu d’informations disponibles en ce début de trimestre et en raison de l’évolution encore incertaine des conditions climatiques et de la situation au Moyen-Orient.