Les personnes surendettées sont souvent isolées et dans des situations sociales et financières difficiles : 53% d’entre elles sont séparées, célibataires ou veuves; un quart des débiteurs et codébiteurs sont au chômage et plus de 22% sont sans profession, en congé maladie de longue durée ou invalides ; plus de 55 % des personnes appartenant à un ménage surendetté (débiteurs, conjoints éventuels et personnes à charge) vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire – contre 14,1% de la population française (en 2017). En conséquence, près de la moitié des ménages surendettés, dont plus de 90% de ceux orientés vers le rétablissement personnel, n’ont aucune capacité de remboursement6.
Les femmes sont particulièrement exposées au surendettement. Percevant des revenus généralement inférieurs à ceux des hommes, et quatre fois plus souvent chef de famille monoparentale, les femmes représentent 55% des débiteurs et codébiteurs se situant dans les tranches d’âge les plus touchées par le surendettement, à savoir de 25 à 54 ans, alors qu’elles ne sont que légèrement plus nombreuses que les hommes dans ces tranches d’âge au sein de la population française.
L’endettement global contracté par l’ensemble des ménages surendettés dont la situation est considérée ou jugée recevable s’élève à 6,1 milliards d’euros, dont 5,9 milliards (96,8%) sont éligibles au traitement du surendettement. Cette dette globale, qui diminue légèrement moins vite que le nombre de situations recevables, est en recul de quelque 8% sur un an et de 27% depuis son pic de 2014 (cf. graphique 3).
Graphique 3. Endettement global des ménages surendettés (en millions d’euros)