Une accélération des échanges de services financiers depuis trois ans
Les services financiers recouvrent les frais de commission explicitement facturés, comme les commissions sur opérations sur titres, sur change, sur opération de hors bilan, etc… Ils sont essentiellement achetés ou vendus par les IF, c’est-à-dire les établissements de crédit, les entreprises d’investissement et les sociétés de gestion.
Ces échanges de services financiers connaissent une progression très rapide depuis 2020, tant du point de vue des services exportés qu’importés. La croissance des exportations excède celle des importations de 2019 à 2022. En 2022, les IF ont contribué en très grande partie (5,1 milliards d’euros) au solde net total des échanges de services financiers pour la France (5,8 milliards). Les IF participaient déjà à ce solde à hauteur de 4,1 milliards en 2021, 3,2 milliards en 2020 et 2,6 milliards en 2019 (graphique 1). Cette position exportatrice nette est aussi significative rapportée à l’excédent des services totaux de la balance des paiements, représentant 10 % de l’excédent net en 2022 (52 milliards d’euros).
Ce solde devrait se stabiliser en 2023 à environ de 4,9 milliards d’euros selon une estimation réalisée par la Banque de France, à périmètre constant, sur la base des données des neuf premiers mois de l’année.
Les intermédiaires financiers résidents s’affirment sur les grandes places financières étrangères
Au sein des échanges de services financiers réalisés par les IF, deux catégories de flux se distinguent (graphique 2):
- Des échanges excédentaires importants mais relativement stables sur la période 2020–2022, vis-à-vis de pays tels que le Luxembourg (LU) et l’Irlande (IE) ;
- Des exportations progressant plus que les importations vis-à-vis de quelques pays : la France est notamment devenue exportatrice nette de services financiers vers la Grande-Bretagne (GB) et vers l’Allemagne (DE) en 2021. Par ailleurs, son profil d’exportateur net vers les États-Unis (US) s’est nettement renforcé en 2022.