- Le déficit des échanges de biens s’établit à 60,0 milliards d’euros, après 78,3 milliards en 2023. Cette amélioration tient à la forte baisse de la facture énergétique (–13,3 milliards par rapport à 2023) et à la reprise des exportations de biens industriels, notamment dans les secteurs pharmaceutique et métallurgique.
- L’excédent des échanges de services rebondit à 56,5 milliards d’euros après une année 2023 en demi-teinte (39,5 milliards). Si les excédents des transports et des voyages progressent, l’essentiel de cette amélioration provient des secteurs des services aux entreprises et des assurances. L’année 2024 confirme ainsi la dynamique des services intermédiaires qui semble caractériser la reprise du processus de mondialisation, via une intensification des échanges de services amorcée en 2013.
- L’excédent des revenus se contracte légèrement à 6,1 milliards d’euros, traduisant le resserrement de l’écart – jusqu’alors favorable – entre les taux d’intérêt apparents sur les avoirs détenus à l’étranger et les engagements auprès des non-résidents.
- La position extérieure nette atteint -22,9 points de PIB. Si elle englobe un surplus en termes d’investissements directs, elle comprend aussi un endettement net très important en titres de portefeuille, en particulier de titres publics, qui accroît la vulnérabilité de la France face aux financements étrangers.
Il est encore trop tôt pour que les premiers effets du tournant protectionniste américain se reflètent dans les chiffres couvrant le premier trimestre 2025. Toutefois, les tensions géopolitiques et commerciales alimentent une incertitude considérable et pourraient constituer un choc négatif pour l’économie mondiale à partir de 2025.
Le renforcement de notre compte courant est conditionné par :
- Le rétablissement d’une trajectoire soutenable des finances publiques en France ;
- Un effort de compétences et de qualifications ;
- Un effort d’investissement dans le tissu productif national, en particulier dans l’innovation, la R&D, la numérisation et la transformation digitale des entreprises et des services publics, la cybersécurité, les infrastructures de transport, d'énergie et de télécommunications, la transition énergétique et la décarbonation de notre économie.
➡ Des informations complémentaires ainsi que des séries statistiques téléchargeables sont consultables sur le site internet de la Banque de France.
Les résultats détaillés font l’objet du rapport annuel sur la balance des paiements.