Contexte national :

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 27 septembre et le 5 octobre), l’activité continue de progresser en septembre dans l’industrie et accélère dans les services marchands, tandis qu’elle évolue peu dans le bâtiment. Dans l’industrie, la hausse est moins forte qu’anticipé et masque des évolutions contrastées : la production reste dynamique dans l’aéronautique, tandis qu’elle demeure faible dans le bois-papier-imprimerie et le caoutchouc-plastique-verre. Les carnets de commandes industriels restent inégaux, particulièrement étoffés dans l’aéronautique et les équipements électriques, mais dégradés dans plusieurs autres branches.

Dans les services, l’activité est notamment soutenue par les services aux entreprises, tandis qu’elle recule dans les transports et la restauration. Dans le bâtiment, l’activité progresse faiblement, malgré un rebond du gros œuvre lié en partie au rattrapage de chantiers retardés par les épisodes de canicule de l’été. La situation de trésorerie se dégrade légèrement dans l’industrie et plus nettement dans les services. 

Pour octobre, les chefs d’entreprise anticipent une accélération de la production industrielle. L’activité continuerait de progresser dans les services marchands, mais à un rythme moins soutenu, et resterait quasi stable dans le bâtiment. 

L’incertitude remonte nettement en septembre, ce qui interrompt la tendance baissière observée depuis son pic de mars. Les préoccupations portent notamment sur les prix des carburants et, plus largement, sur le contexte économique général et le pouvoir d’achat. Les difficultés d’approvisionnement restent globalement stables, mais élevées dans certaines branches industrielles dynamiques. Parallèlement, les entreprises industrielles font face à un regain de pression sur le coût de leurs intrants, qui ne se transmet que partiellement aux prix de vente et comprime les marges. Enfin, les difficultés de recrutement remontent légèrement et concernent 18 % des entreprises. 

Sur la base des résultats de l’enquête, complétés par d’autres indicateurs, nous estimons que le PIB progresserait de + 0,1 % au troisième trimestre.

Nouvelle-Aquitaine : Points clefs

Dans un contexte marqué par l’accumulation des incertitudes internationales et nationales, l’économie régionale conjugue progression et repli. 

Ainsi, la production industrielle augmente modérément grâce à des carnets de commandes robustes dans les segments les plus dynamiques, mais les contraintes d'approvisionnement et les pressions sur les coûts des intrants s'accentuent et freinent les montées en cadence. En outre, les chefs d’entreprises soulignent un allongement des processus de décision et le report de certains projets, ce qui pèse sur la demande. 
Les services marchands confirment la reprise attendue après la période estivale marquée par les incendies et la canicule.  La demande apparaît toutefois conditionnée par la hausse durable des coûts des carburants, la prudence et l’attentisme des clients. Les tensions sur la trésorerie persistent, principalement dans les services aux particuliers, les transports et certaines activités de services aux entreprises. 
L’activité du bâtiment se replie, en particulier dans le gros œuvre, pénalisée par la faiblesse persistante du marché des logements collectifs et par le ralentissement de la commande publique. Dans ce contexte, la concurrence sur les appels d’offres s’amplifie encore. Les travaux publics reculent nettement au cours du troisième trimestre, au-delà de l’impact défavorable des conditions climatiques. Le ralentissement de la commande publique, l’attentisme des collectivités et la raréfaction des appels d’offres pèsent sur les carnets de commandes. 

Pour octobre, les perspectives des dirigeants demeurent favorablement orientées dans les services. À l’opposé, l’activité ne progresserait pas dans l’industrie et le bâtiment.

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Mise à jour le 15 Octobre 2026