Points clés
En septembre, la conjoncture francilienne s’améliore, mais connait d’importantes hétérogénéité selon les secteurs. L’industrie enregistre le redressement le plus marqué, porté par le rattrapage post-estival et par l’aéronautique, le spatial, la défense et les infrastructures numériques. Les carnets sont particulièrement dynamiques dans les matériels de transport, l’automobile et les équipements électriques et électroniques, tandis que la demande reste plus irrégulière dans la chimie, l’imprimerie et certaines industries manufacturières. Les services marchands connaissent un dynamisme notable mais plus modéré. L’hôtellerie, l’édition, l’ingénierie et l’intérim bénéficient du retour de la clientèle d’affaires, des événements parisiens, de nouveaux contrats et des besoins liés à la facturation électronique. À l’inverse, la restauration, le transport routier, la location automobile et les activités informatiques restent freinés par les arbitrages de pouvoir d’achat, les restrictions budgétaires et l’allongement des décisions. L’intelligence artificielle, la cybersécurité, la conformité réglementaire, la défense et les data centers constituent les principaux relais de croissance. Le bâtiment se dégrade davantage, le recul du gros œuvre n’est que partiellement compensé par le second œuvre, tandis que les travaux publics pâtissent de la raréfaction des appels d’offres des collectivités. Les carnets s’érodent sous l’effet du recul immobilier et de l’attentisme préélectoral. À noter que la hausse des prix de l’énergie et des intrants touche l’ensemble des secteurs d’activité, et reste imparfaitement répercutée sur les prix, comprimant ainsi les marges et fragilisant certaines trésoreries.
En octobre, l’industrie resterait bien orientée, les services globalement stables, tandis que le bâtiment poursuivrait son repli alors qu’un rebond des travaux publics est toutefois envisagé au quatrième trimestre.