Vous êtes ici

Actualités

Retrouvez toutes nos actualités sur Twitter  @LabBdf

Hackathon Low Code Inter Banques Centrales

Les nouvelles technologies bouleversent de plus en plus nos organisations et nos modes de fonctionnement ; cependant elles sont aussi consommatrices de ressources et la lowtech est désormais plébiscitée. C’est dans cette dynamique que la Banque de France a mis en place l’idée d’un hackathon inter Banques Centrales européennes sur la thématique du Low Code. En effet, le Low Code permet la livraison rapide d'applications métier nécessitant un minimum de codage et d'investissements. 

Cet évènement propose de confronter différentes méthodes et approches quant à l’utilisation et l’implémentation de la technologie Low code au sein d’une banque centrale, en expérimentant les avantages de la programmation Low-Code pour comprendre comment tirer parti cette technologie. 

Ce sont donc pour l’instant 7 grandes institutions qui ont répondu présentes à ce challenge : la Banque d'Espagne, d'Angleterre, des Pays-Bas, du Portugal, d’Allemagne, la BCE et bien sur la Banque de France et testeront à cette occasion l’utilisation des plates-formes d'applications Low code / no code permettant la réduction des coûts, la simplification des projets de développement. 

Après 3 journées passées à développer une application répondant à un use case identifié, elles pourront partager leur retour d’expérience et avoir une vision plus claire quant à l’utilisation du Low code pour leurs futurs projets. 

Onboarding, ou l’accompagnement des nouveaux arrivants :

Issu de l’anglais, le terme « Onboarding » qui veut littéralement dire « embarquement », désigne les actions mises en place par une organisation pour intégrer de nouveaux salariés. C’est donc accompagner les nouveaux arrivants à la Banque, depuis leur première phase de recrutement jusqu’à leur intégration complète afin que ces derniers puissent s’adapter le plus rapidement possible au sein de leur équipe et s’approprier le monde de la Banque. Pour que le processus soit réussi, Il faut connaitre les attentes non seulement du manager mais aussi des arrivants afin que les deux parcours sont les plus satisfaisant et les plus fluides possibles.

Après une phase d’exploration pour comprendre ce dont a besoin un nouvel employé lors de son arrivée à la Banque de France, et de lui donner toutes les clés pour réussir son intégration le Lab et la Direction Générale des Ressources Humaines s’apprêtent à expérimenter et comparer deux solutions pour identifier celle qui a le plus d’impact positif. Des employés intégrés à 100% via un Onboarding réussi, c’est du temps de gagné et une productivité accrue. Si les enjeux d’une bonne intégration sont
compris et clairs, tant du côté du nouvel arrivant que du manager, alors le processus d’insertion sera fluide, respecté et réussi.

Les besoins des entreprises et des personnes changent constamment. Par conséquent, le processus de recrutement doit également évoluer en permanence. Les retours d’information constituent ainsi l’un des meilleurs moyens de mesurer la réussite et de renouveler le programme d'intégration. C’est en mesurant la réussite que l'on s'adapte.

Les Fintechs : entre finance et technologie

Le rapport de l’Irving Fisher Comitee n°10 « Central banks and fintech data issues », a mis en avant le manque d’information sur les fintechs et la nécessité pour les comptabilités nationales et mondiales de les caractériser. En effet, il n’existe pas de définition précise des fintechs. La Banque de France et les autres banques centrales ont besoin de pouvoir identifier ces entreprises dans le but de livrer des agréments ou de surveiller l’écosystème via des autorités de régulations (en France, l’AMF et l’ACPR).

Une expérimentation est donc en cours afin de définir les critères caractérisant une fintech pour une Banque centrale, afin d’être en capacité de mieux identifier les fintechs et de pouvoir suivre leur évolution.

La BRI (Banque des Règlements Internationaux), la « banque des banques centrales » ouvre un Hub en France, qui vise à mener des projets innovants à son échelle. Les banques nationales peuvent proposer des projets afin qu’ils soient supportés par le Hub BRI. La Banque de France et la Bundesbank ont décidé de travailler en collaboration sur la définition des fintechs puis de proposer le sujet à la BRI.

L’expérimentation au sein de la Banque de France, menée par les équipes du LAB, la DDSA (Direction des Données et des Services Analytiques) et la DGSEI (Direction Générale des Statistiques, des Études et de l’International), a pour but de proposer un travail préliminaire qui permettra de lancer un projet à l’échelle européenne dans un second temps.

Les satellites au service de la Banque de France

Utiliser les satellites pour détecter la croissance ou non de certaines zones d’activités : c’est une des expérimentations actuellement menées au sein du LAB à la demande de la DGSEI*, accompagnée par la DDSA*. L’objectif étant de comparer les images satellites de ces zones d’activité sur des périodes plus ou moins longues afin de détecter les nouvelles installations ou constructions, l’accroissement du trafic, maritime ou routier ainsi que le développement de nouvelles infrastructures. Grâce à toutes les données collectées et triées à l’aide d’une intelligence artificielle, nos chercheurs seront capables d’analyser et de prédire les évolutions de croissance à court ou moyen termes de ses zones de chalandises et donc de rassurer de éventuels investisseurs.

Cette expérimentation permet à la Banque de France, à la fois de valider la pertinence d’utiliser les images satellites comme nouvelles source de données pour la réalisation de ses études, mais aussi d’acquérir de nouvelles compétences sur leur traitement. Le bilan est prévu pour l’été.

Les ordinateurs quantiques, opportunité ou menace ?

Les ordinateurs quantiques, opportunité ou menace ?

La révolution quantique commencée il y a quelques dizaines d’années, arrive aujourd’hui à maturation et conditionne dès aujourd’hui les prochaines avancées technologiques en matières de sécurité ou finance. Le quantique permet de faire des calculs très puissants et de résoudre des algorithmes en quelques heures, là où les ordinateurs traditionnels mettraient plusieurs années, voir centaines d’années.

Le LAB de la Banque de France analyse donc cette nouvelle technologie notamment pour aborder le sujet de la cybersécurité. En effet, les calculs quantiques permettent de dépasser n’importe quelle sécurité et de casser tous les protocoles de chiffrement mis en place sur les ordinateurs, laissant dès lors l’accès à des informations sensibles et confidentielles. L’objectif est donc d’anticiper une telle situation et de construire dès à présents des algorithmes qui agiront comme bouclier sur les ordinateurs des employés de la Banque. Une expérimentation devrait être lancée d’ici septembre, dans l’objectif d‘anticiper les risques pour de se doter des bons outils, au bon moment.

Mis à jour le : 29/06/2021 15:19