Au 2ème trimestre 2026, la dette nette des sociétés non financières (SNF) exprimée en euros a progressé par rapport au trimestre précédent sous l’effet combiné d’une baisse de leur trésorerie et d’une hausse de leur dette brute. Rapporté au PIB, l’encours de dette nette a également augmenté.
Les entreprises dans leur ensemble traversent cependant les perturbations économiques et géopolitiques liées au conflit en Iran avec un niveau de trésorerie encore supérieur à celui prévalant avant la crise du COVID même s’il stagne depuis 2023.
Le coût des nouveaux crédits bancaires s’est inscrit en hausse au second trimestre 2026 tout en restant encore nettement inférieur à 4 % en moyenne.
Remarque : dans cette note, la dette nette des SNF est égale à la différence entre, d’une part, les crédits bancaires obtenus auprès des banques résidentes et les titres de dette émis par les entreprises (dette brute) et, d’autre part, les dépôts bancaires1 ainsi que les placements en OPC monétaires2 de ces mêmes entreprises (avoirs de trésorerie). Les variations sont calculées hors effets de valorisation.
La dette nette des sociétés non financières a assez fortement augmenté au 2ème trimestre 2026 de 43,2 Mds€ après une hausse de 29,1 Mds€ au 1er trimestre (flux corrigés des variations saisonnières ; cf. Tableau 1), conjonction d’une baisse des avoirs de trésorerie (- 10,5 Mds€) et d’une hausse marquée de la dette brute (32,7 Mds€) :
- La réduction des avoirs de trésorerie (cf. encadré) intervient après un autre repli le trimestre précédent (-14,8 Mds€ au T1 2026). Les SNF ont à nouveau diminué leur encours de titres d’OPC monétaires, mais dans une moindre proportion qu’au 1er trimestre (-2,6 Mds€, après 16,4 Mds€), et ont réduit leurs encours de dépôts (-7,9Mds€, après 1,5 Md€).
- L’augmentation de la dette brute, la plus élevée sur un trimestre depuis le 2ème trimestre 2020, est tirée par celle des crédits bancaires (21,3 Mds€ après 9,3 Mds€) et dans une moindre mesure par celle des titres de dette (11,5 Mds€, après 5,0 Mds€). Au sein des crédits bancaires, la hausse s’explique d’une part par la progression de ceux destinés à l’investissement (10,4 Mds€, après 11,1 Mds€), composés des crédits à l’équipement (+6,1 Mds€, après 5,5 Mds€) et des crédits immobiliers (4,4 Mds€, après 5,5 Mds€, destinés principalement au financement des bailleurs sociaux), et d’autre part par les crédits de trésorerie (8,7 Mds€, après -3,6 Mds€). Ces derniers avaient vu leur encours diminuer lors des 5 trimestres consécutifs précédents, vraisemblablement du fait des remboursements de PGE, un phénomène qui arrivera à son terme à la fin 2026.
L’encours de dette nette des SNF atteint ainsi 1 311,4 Mds€ à fin juin 2026 (cf. tableau 1).