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Saisir la médiation du crédit : un acte de gestion encore trop méconnu des entreprises pour faire face à une difficulté de financement
Paris, le 22 juillet 2026
Published on 22nd of July 2026
1 – La médiation du crédit, une aide pour surmonter un problème de financement et prévenir l’aggravation de la situation
La médiation du crédit est un service gratuit, confidentiel et efficace à la disposition des entreprises de toutes tailles et tous secteurs d’activité. Elle est disponible dans chaque département pour proposer, dans le dialogue avec le chef d’entreprise et ses partenaires financiers, une solution pragmatique pour permettre à l’entreprise de surmonter une ou des difficultés de financement et poursuivre le développement de son activité.
C’est un service de proximité mis en œuvre par les directeurs départementaux de la Banque de France. Ils sont à l’écoute des entreprises pour ne pas les laisser seules face à un refus de crédit, à la dénonciation ou au refus de réaménagement d’une ligne existante ou encore à la réduction ou la suppression d’une garantie existante. Leur intervention peut permettre, selon les situations, de mettre en place notamment un réaménagement des financements, un report d’échéances, la restructuration d’un prêt ou encore le maintien d’une ligne de crédit indispensable à l’activité de l’entreprise.
Face une difficulté de financement, il est donc essentiel de prévenir une aggravation possible de la situation et de saisir sans tarder la médiation du crédit : Saisir la médiation du crédit. Dans les 48h qui suivent la saisine, le médiateur départemental contacte l’entreprise pour échanger sur les difficultés, analyser la situation et l’éligibilité de la demande.
2 – Un service encore trop méconnu des entreprises
Au premier semestre 2026, le nombre de saisines éligibles est en recul de 8,3 % par rapport à la même période de l’année précédente et se situe en deçà des niveaux observés avant la crise sanitaire. La part des saisines relatives aux demandes de restructuration de Prêts Garantis par l’État (PGE), possibles jusqu’à fin 2026, dans le cadre d’un accord de place spécifique (cf. Annexe II) se réduit encore (moins de 8%).
Cette évolution s’inscrit dans un contexte où le financement reste assuré avec une croissance sur un an des encours de crédits pour toutes les tailles d’entreprises (Financement des entreprises - 2026-05 | Banque de France), un léger resserrement des conditions d’accès aux crédits de trésorerie étant toutefois observé au premier trimestre (Accès des entreprises au crédit - 2026-Q1 | Banque de France).
Elle est également révélatrice d’une connaissance insuffisante de ce dispositif, sollicité tardivement par les entreprises, à un moment où leur situation s’est trop dégradée pour pouvoir entrer dans le champ de la médiation.
Au cours du premier semestre, le niveau d’éligibilité des demandes de médiation (47 % contre 42 % au S1 2025) se redresse légèrement par rapport à 2025, mais demeure inférieur à la situation observée en période pré-pandémique (64% en 2019), principalement pour des raisons tenant aux caractéristiques des demandes.
3 – Un dispositif efficace lorsqu’il est saisi suffisamment tôt
Au cours du premier semestre, les demandes éligibles à la médiation du crédit ont abouti dans près de 60 % des cas à une solution permettant aux entreprises concernées de surmonter leurs difficultés et de poursuivre le développement de leurs activités.
Les demandes émanent en très grande majorité (86 %) de TPE (moins de 11 salariés) qui exercent leurs activités dans les secteurs des services (52 %), du commerce (22 %), des industries extractives ou manufacturières (12 %), de la construction (10 %) ou et plus marginalement dans le secteur agricole (4 %).
Les interventions des médiateurs départementaux ont permis, au premier semestre 2026, de préserver dans les territoires 2594 emplois au sein de 231 entreprises.
Les saisines de la médiation du crédit sont principalement consécutives à des difficultés relatives à des financements précédemment octroyés qu’il s’agisse de la rupture de financement bancaire existant ou de réaménagement de dette bancaire portant ou non sur des PGE.
4 – La médiation du crédit reste totalement mobilisée aux côtés des acteurs de l’accompagnement des entreprises.
Dans un contexte de ralentissement économique (Projections macroéconomiques – Juin 2026 | Banque de France) lié à la crise au Moyen Orient, et caractérisé par une augmentation du nombre de défaillances d’entreprises (Défaillances d'entreprises - 2026-05 | Banque de France), les médiateurs départementaux du crédit demeurent à l’écoute des entreprises et totalement mobilisés pour les accompagner face à d’éventuelles difficultés de financement.
Cette mobilisation s’inscrit également dans le cadre plus large des actions déployées dans les territoires par les Directions régionales et départementales de la Banque de France, en relation avec l’ensemble des acteurs de l’écosystème pour aller vers les entreprises et faire connaître les engagements pris dans ce domaine par les acteurs publics, privés et associatifs signataires de la Charte de confiance pour renforcer l’Anticipation, l’Accompagnement et la Prévention des difficultés des entreprises. Lancée le 10 février 2026, cette dernière fera l’objet d’un bilan d’étape sur sa mise en œuvre le 22 juillet 2026 avec l’ensemble des partenaires signataires.
À propos de la Banque de France
Institution indépendante, la Banque de France a trois grandes missions : la stratégie monétaire, la stabilité financière, les services à l’économie et à la société. Elle contribue à définir la politique monétaire de la zone euro et la met en œuvre en France ; elle contrôle banques et assurances et veille à la maîtrise des risques ; elle propose de nombreux services aux entreprises et aux particuliers.
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Updated on the 22nd of July 2026