Points Clefs
En mai, l’activité économique francilienne marque un léger repli, dans le contexte d’une demande globalement contrastée et de l’augmentation des prix des matières premières qui continue de peser sur les prix et les marges des entreprises régionales.
Dans l’industrie, l’activité se contracte, principalement en raison du recul marqué du secteur automobile, affecté par les jours fériés et la baisse des carnets de commandes. Cette faiblesse est partiellement compensée par le dynamisme du secteur des équipements électriques et électroniques, soutenu par la demande à l’export. La hausse des prix des matières premières se poursuit, pesant sur les marges des entreprises.
Dans les services marchands, l’activité demeure globalement stable, mais à un niveau moins favorable qu’espéré, en raison d’un effet calendaire défavorable. La demande est hétérogène, dynamique dans l’hébergement-restauration, les transports routiers et l’édition, mais plus faible dans le conseil pour les affaires et la gestion ainsi que dans l’ingénierie technique. Les hausses de prix se concentrent dans les secteurs exposés aux coûts énergétiques. La trésorerie est toutefois fragilisée par l’allongement des délais de paiement.
Dans le bâtiment, l’activité recule, freinée par les jours fériés, en particulier dans le second oeuvre. La demande demeure insuffisante, comme en témoignent des carnets de commandes encore limités. Les coûts continuent d’augmenter, influencés par celui des matières premières et de l’énergie. Les entreprises parviennent néanmoins à maintenir leurs effectifs et une trésorerie globalement préservée.
Pour juin, les industriels anticipent un rebond de l’activité, porté notamment par une reprise attendue du secteur automobile. Dans les services marchands, les perspectives s’améliorent grâce à une demande mieux orientée. En revanche, dans le bâtiment, les perspectives demeurent prudentes en raison des carnets encore insuffisants et des coûts qui suivent une dynamique haussière.