Points Clefs
En mai, le ralentissement de la production industrielle a été plus marqué qu’anticipé le mois précédent. Les effets de calendrier (positionnement des jours fériés et des congés) se sont ajoutés aux impacts du conflit au Moyen-Orient.
Toutefois, malgré le contexte international, la demande étrangère a moins ralenti que la demande nationale, cette dernière enregistrant une baisse particulièrement marquée dans les équipements électriques et électroniques et les autres machines. La hausse des coûts des matières premières a été ce mois-ci partiellement répercutée sur les prix des produits finis. Pour juin, une reprise de l’activité est attendue, accompagnée d’une nouvelle progression des prix.
Dans les services marchands, l’activité s’est raffermie en mai, avec des évolutions toutefois hétérogènes selon les secteurs. Les prix ont poursuivi leur progression, tirés par le secteur des transports et de l’entreposage, particulièrement exposé au renchérissement des carburants. Les niveaux de trésorerie se sont maintenus en deçà du niveau jugé normal. En juin, l’activité devrait continuer de progresser, soutenue par une demande plus vigoureuse. Les prix pourraient être de nouveau relevés, tandis que les effectifs seraient très légèrement renforcés.
Dans le bâtiment, malgré les effets de la situation internationale (hausse des prix du carburant et des matières premières), le secteur fait preuve de résilience. Cependant, les performances varient selon les branches. Ainsi, dans le gros oeuvre, les carnets de commandes et les prix sont dégradés, à l’inverse du second oeuvre où les prix des devis ont enregistré une nouvelle progression. Pour juin, l’activité évoluerait peu, tandis que les prix pourraient poursuivre leur progression.