Statistiques

Tendances régionales : Grand-Est - Avril 2026

Published on 18th of May 2026

Selon les chefs d’entreprise qui participent à notre enquête (environ 8 500 entreprises ou établissements interrogés entre le 28 avril et le 6 mai), l’activité en avril progresse à un rythme plus modéré dans l’industrie et le bâtiment, et marque le pas dans les services marchands.

La croissance de la production industrielle reste soutenue, au-dessus des anticipations des chefs d’entreprise exprimées le mois dernier et de leur moyenne de long terme. Elle reste dynamique dans les équipements électriques et l’aéronautique et bien orientée dans les produits informatiques électroniques-optiques, tirés par le secteur de la défense.  

En mai, les chefs d’entreprise anticipent que l’activité évoluerait peu, voire diminuerait légèrement dans l’industrie et le bâtiment et reculerait un peu plus nettement dans les services, pour la première fois depuis mars 2025. Après le choc du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, l’indicateur d’incertitude, construit à partir de l’analyse textuelle des commentaires des entreprises, se détend légèrement en avril mais reste élevé dans les trois secteurs. Les chefs d’entreprise restent préoccupés par les prix des matières premières et les perturbations logistiques. 

La situation de trésorerie dans l’industrie est proche du niveau jugé normal, mais se dégrade dans les services. 

En matière d’approvisionnement, plusieurs secteurs (aéronautique, équipements électriques, chimie, produits informatiques-électroniques-optiques) font état de difficultés exacerbées. Les difficultés de recrutement restent globalement stables. 

Les hausses des prix des matières premières accélèrent sans égaler celles de 2022. Dans un contexte de vive concurrence, elles ne sont que partiellement répercutées dans les prix de vente de l’industrie et du bâtiment. Ceux-ci devraient toutefois continuer d’augmenter en mai. Dans les services, les révisions de tarifs sont concentrées sur le secteur des transports et entreposage, directement exposé au renchérissement du prix du gazole. 

En somme, l’économie française, tout en étant résiliente, montre des signes de ralentissement avec les premiers effets de la hausse du prix des hydrocarbures. Au vu du peu d’informations disponibles en ce début de trimestre et de l’incertitude entourant la durée et l’ampleur du conflit au Moyen Orient, il est cependant prématuré de produire une estimation chiffrée de la croissance du PIB pour le deuxième trimestre.

Points Clefs 

La production industrielle, régionale comme nationale, enregistre une nouvelle progression, toutefois moins marquée que le mois précédent. Les entrées d'ordres s'avèrent relativement stables, et les carnets de commandes sont jugés légèrement inférieurs aux attentes. Les coûts des intrants subissent une nouvelle flambée, largement imputable aux  tensions internationales actuelles. En conséquence, les prix de vente augmentent, mais dans une moindre proportion, tentant de préserver les marges. Les capacités de trésorerie demeurent limitées. Les effectifs stagnent et cette tendance devrait se poursuivre à court terme. Les prévisions d'activité sont orientées à la baisse.   

Dans les services marchands, une nouvelle hausse du nombre de prestations régionales est constatée, alors que la stabilité prévaut par ailleurs au niveau national. Les tarifs de vente connaissent de nouveau une inflation et les liquidités sont qualifiées de légèrement insuffisantes. Les moyens humains se réduisent modérément et devraient peu évoluer en mai. Dans le même temps, grâce à une demande qui se développe, le courant d'affaires devrait connaître une nouvelle progression, assez faible cependant. 

L'activité sur les chantiers du Grand Est recule dans le secteur du bâtiment, impactée notamment par une branche du second œuvre en retrait, tandis qu'elle s'améliore quelque peu nationalement. La main d'œuvre décroît faiblement. Les prix des devis sont globalement revalorisés afin de faire face à la hausse des coûts des matières et de l'énergie, et devraient l'être à nouveau à court terme. Un nouveau repli est envisagé en mai, cette fois plus prononcé, accompagné d'une stagnation des embauches.

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Updated on the 18th of May 2026