Patrimoine Historique & Architectural

L’Espace conférences

L’auditorium suspendu

L’auditorium suspendu a été réalisé par le cabinet Moatti-Rivière en charge de la restauration et l’aménagement du restaurant du premier étage de la tour Eiffel. Telle une boîte dans une boîte, il est accroché en hauteur au moyen d’une structure en U inversé.

Sa réalisation, en plaques d’inox miroir, a fait appel aux techniques les plus poussées de la construction navale.

L’auditorium a une capacité de 200 places. Il est tendu d’un matériau spécial qui complète l’isolation phonique et élimine les réflexions acoustiques parasites. Sa décoration reprend le thème des quatre éléments de la voûte de la Galerie dorée.

La cour vitrée

L’ancien hôtel de Toulouse, construit en 1635 par François Mansart pour le marquis de La Vrillière, forme depuis le Premier Empire le cœur historique de la Banque de France.

Déjà transformé au début du XVIIIème siècle sous la direction de Robert de Cotte, l’hôtel est à nouveau modifié  à partir du milieu du XIXème siècle lorsque la Banque de France charge l’architecte Gabriel Crétin d’un projet d’extension du siège rendu indispensable  par  le  développement  de  l’activité  bancaire  et  l’ouverture  de certains services au public.

Pour répondre à cet objectif, trois grandes cours vitrées encadrées par les nouveaux bâtiments et communiquant entre elles constituent l’articulation principale de l’ilot.

Les travaux entrepris à partir de 1852 puis, après une interruption, de 1865 à 1873, vont entraîner une augmentation considérable de la surface foncière occupée par la Banque de France.

La verrière de la cour vitrée de la Banque de France a une forme trapézoïdale qui épouse la forme des bâtiments qui l’encadrent sur une superficie projetée de 484 m².

18 000 kg de verre ont été utilisés pour sa construction. La restauration a débuté en mars 2015 (déplombage) pour s'achever en juin 2017.

L’hôtel de Toulouse

La Vrillière

Sur les terrains libérés par la démolition de l’ancienne enceinte Charles V, Louis Phélypeaux de La Vrillière, secrétaire d’État de Louis XIII, demande à l’architecte François Mansart de lui construire un hôtel particulier avec cour et jardin, comportant une galerie de 20 toises de long (40 mètres) avec l’extrémité en encorbellement au-dessus de la rue. Sur les murs de la galerie sont disposés dix toiles originales. En 1646, il commande au peintre François Perrier une fresque mythologique pour décorer la voûte de la galerie.

La Galerie dorée

La galerie mesure 40 mètres de long pour 6,5 mètres de large et 8 mètres de haut (la galerie des glaces de Versailles mesure 80 mètres de long et 10 mètres de large). Elle est construite entre 1635 et 1640 par François Mansart pour le secrétaire d’État de Louis XIII, Louis Phélypeaux de La Vrillière. Après le rachat de l’hôtel par le comte de Toulouse, elle est entièrement redécorée entre 1714 et 1719 par l’architecte Robert de Cotte et le sculpteur François-Antoine Vassé.

La voûte

La fresque, peinte par François Perrier entre 1646 et 1649 et restaurée au XIXème siècle, est ordonnée autour des quatre éléments représentés dans quatre tableaux aux quatre coins de la galerie : l’Eau avec Neptune et Amphitrite, la Terre avec Pluton et Proserpine, le Feu avec Jupiter et Sémélé et l’Air avec Éole et Junon. Au centre, en majesté le char d’Apollon, précédé de l’étoile du matin et suivi de la Lune, traverse le ciel.

Les salons de réception

La fresque de François Perrier

Derrière la mythologie se trouve l’histoire du règne de Louis XIII et de la naissance de Louis XIV. François Perrier évoque le mariage de Louis XIII et d’Anne d’Autriche en 1615 en leur donnant les traits de Neptune et d’Amphitrite. Il évoque la grave crise traversée par le couple et sa réconciliation en août 1637 à travers Pluton et Proserpine. Puis, il évoque la conception “quasi-miraculeuse ” du Dauphin lors d’un orage le 5 décembre 1637 par l’histoire de Jupiter et Sémélé ainsi que la régence d’Anne d’Autriche sous les traits de Junon alors que Louis XIII, mourant, tente de retenir les Vents qui représentent les grands du royaume et la fronde naissante. Au centre, Louis XIV est évoqué par la figure d’Apollon et la description astrologique du ciel du 5 septembre 1638 à 11h45 avec le Soleil (Apollon) au zénith dans le signe de la Vierge, en conjonction avec la Lune et Vénus ainsi que Saturne en opposition.

Cette fresque, réalisée par le peintre François Perrier entre 1646 et  1649  et  restaurée  au XIXème siècle, est considérée par les historiens de l’art comme une fresque mythologique foisonnante, construite autour des quatre éléments l’Eau, la Terre, le Feu et l’Air. Les travaux de restauration, achevés en 2015, ont permis non seulement de retrouver les couleurs d’origines mais aussi de trouver la signification politique cachée sous les scènes des dieux et déesses antiques.

La fresque se lit autour des quatre faux tableaux “ quadri riportati ” peints en trompe-l’œil et placés aux quatre coins de la voûte. Chacun de ces tableaux évoque un des quatre éléments par une scène avec un dieu et une déesse. Le panneau central représente l’Æther qui est le cinquième élément (ou la quintessence) avec le Soleil.

Les boiseries et la plaque de cheminée

En 1713, Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils illégitime de Louis XIV et de Madame de Montespan, rachète l’hôtel de La Vrillière et entreprend un grand programme de travaux.

L’architecte Robert de Cotte confie au sculpteur françois-Antoine Vassé la décoration de la Galerie dorée, dans le style Régence, autour de deux thèmes : la marine et la chasse.

Ce choix correspond aux fonctions d’amiral de France et de grand veneur qui lui avaient été conférées par son père. Outre les boiseries, la plaque de cheminée reprend ces thèmes.

Les salons

La fête à Saint-Cloud de Fragonard

Ce chef d’œuvre de Fragonard est très certainement entré dans les collections de la Banque de France en 1806, avec le rachat en janvier 1806 de la maison de M. Marchal de Sainscy, rue des Fossés-Montmartre (actuellement rue d’Aboukir). Le tableau, ainsi que les trois Casanova qui avaient été commandités par l’ancien propriétaire, devaient faire partie du décor. Lorsque la Banque déménagea en 1811 pour son siège actuel, les quatre toiles suivirent.

La fête à Saint-Cloud - nom donné à la fin du XIXème siècle - forme un ensemble avec les autres toiles de la National Gallery de Washington (La balançoire, Le colin-maillard, Le cheval fondu et La main chaude). Celles-ci ont probablement été découpées dans un panneau plus grand.

Les deux toiles de Boucher

Ces deux toiles peintes par Boucher font partie d’un ensemble de quatre toiles : Sylvie guérissant Philis piquée par une abeille, Aminte délivrant Sylvie surprise par un satyre, Sylvie fuyant le loup qu’elle a blessé, Aminte reprenant connaissance dans les bras de Sylvie, inspirées de l’Aminte du Tasse. L’ensemble est commandé par Mme de Pompadour pour son château de Crécy racheté en 1757 par le duc de Penthièvre, fils du comte de Toulouse.

Sylvie guérissant Philis piquée par une abeille et Aminte délivrant Sylvie surprise par un satyre décoraient la chambre de la princesse de Lamballe dans l’hôtel de Toulouse. Les deux autres toiles qui étaient accrochées au château de Chanteloup sont maintenant conservées au musée des beaux-arts de Tours.

 

 

 

 

Mis à jour le : 08/09/2017 15:38