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Investissements directs

Les investissements directs sont des investissements internationaux par lesquels des entités résidentes d'une économie acquièrent ou ont acquis un intérêt durable dans une entité résidente d'une économie autre que celle de l'investisseur. La notion d'intérêt durable implique l'existence d'une relation à long terme entre l'investisseur direct et la société investie et l'exercice d'une influence notable du premier sur la gestion de la seconde. L'investissement direct comprend à la fois l'opération initiale entre les deux entités et toutes les opérations financières ultérieures entre elles et entre les entreprises du même groupe international. Par convention, on considère qu'il y a investissement direct lorsqu'une entreprise détient au moins 10% du capital ou des droits de vote d'une entreprise résidente d'un pays autre que le sien.

Les investissements directs de la France au 2ème trimestre 2012

Au 2ème trimestre 2012, après révision, les flux d’investissements directs dégagent un solde inhabituellement positif de 5,1 Md€, qui tient au retour à l’équilibre des ID français à l’étranger. Au sein des ID français à l’étranger, les bénéfices réinvestis, estimés, et les opérations en capital social restent dans la tendance des trimestres précédents, se montant respectivement à 7,2 Md€ et 4,7 Md€ ; en revanche, les prêts intragroupes, calculés selon la méthodologie du « principe directionnel étendu » (cf. méthode), donnent lieu à des entrées nettes de 11,9 Md€ indiquant que les groupes français auraient dans l’ensemble rapatrié des fonds provenant de leurs filiales étrangères. Pour leur part, les ID étrangers en France sont également en retrait par rapport à ceux des derniers trimestres, mais dans une moindre mesure. Le solde légèrement négatif des prêts intragroupes ( 0,6 Md€) est plus que compensé par les bénéfices réinvestis, estimés à 2,4 Md€, et par une reprise des flux en capital, portés par quelques opérations de fusion et acquisition.

Source : DGS-DESS-SID, 15 octobre 2012


Les investissements directs français à l’étranger et étrangers en France en 2009 – nouvelle présentation  (Septembre 2010)
 La dernière édition du manuel de la balance des paiements, publiée par le FMI en 2008, modifie les méthodes de compilation et de présentation des statistiques d’investissements directs. Après avoir brièvement expliqué en quoi consistaient les principaux changements entre les méthodes actuelles et futures, cet article analyse les nouvelles données d’investissements directs de la France. Établis suivant les futurs standards internationaux, les flux d’investissements directs sont réduits en moyenne de 30 milliards d’euros par an depuis 1999 par rapport à ceux respectant la présentation traditionnelle. En outre, leur évolution récente est différente. Selon la nouvelle présentation, les flux d’ID français à l’étranger ont nettement fléchi en 2009 par rapport à 2007 et 2008, pour revenir à un niveau équivalent à celui de 2005. Pour leur part, les flux d’ID étrangers en France sont devenus négatifs en 2009, ce qui n’avait encore jamais été observé au cours de la décennie qui vient de s’écouler. 

Évaluation des stocks d’investissements directs dans des sociétés non cotées en valeur de marché : méthodes et résultats pour la France (mars 2010)
 En 2009, la méthode d’estimation de la valeur de marché des stocks d’investissements directs en capitaux propres a été modifiée. Elle repose désormais sur un cadre conceptuel commun aux stocks d’IDE entrants et sortants, et conforme aux recommandations de l’OCDE et du FMI. La mise en œuvre de la nouvelle méthodologie pour le calcul des stocks à fin 2008, également appliquée à titre rétroactif aux années 2002-2007, a fait substantiellement évoluer la valeur estimée des avoirs et des engagements extérieurs sur toute la période. La position nette en investissements directs à fin 2008 reste néanmoins largement créditrice, à 196 milliards d’euros, soit 10% du PIB. 

 Les stocks d'investissements directs à fin 2010
 Deux notes détaillées sur les stocks d’investissements directs français à l’étranger (IDFE) et étrangers en France (IDEF) en valeur comptable à fin 2010 

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